Le parti de Flávio Bolsonaro reconnaît la réélection de Lula à la présidence du Brésil

Le président sortant, du Parti des travailleurs (gauche), a obtenu 51,79% des voix au terme du second tour de la présidentielle dimanche.
Cependant, à la fin du dépouillement, le sénateur conservateur Flávio Bolsonaro avait déclaré ne pas reconnaître ce résultat. Il espérait obtenir l’annulation du scrutin. Il n’a toujours pas admis formellement sa défaite.
Dans un communiqué cité par le média brésilien Globo, le président du Parti libéral Valdemar Costa Neto a affirmé lundi que sa formation reconnaissait les résultats proclamés par le Tribunal supérieur électoral (TSE) mais que les "questions soulevées" sur l’impact des aides sociales approuvées par Lula pendant la campagne "devr (aie) nt être éclaircies".
L’opposition a qualifié ces mesures de "fortement électoralistes". "Nous continuerons de chercher des réponses avec responsabilité, transparence et dans le respect des institutions", a-t-il conclu.
Plus de demande d’annulation du second tour
De son côté, Flávio Bolsonaro a renoncé à sa demande d’annulation du second tour. Il a néanmoins souligné qu’il solliciterait auprès de la justice l’invalidation de la candidature de Lula pour "abus de pouvoir" économique et politique.
À 81 ans (célébrés ce mardi), Lula entamera le 5 janvier son quatrième mandat (non consécutif) à la tête du Brésil, après avoir défait dans les urnes tant le père Bolsonaro (Jair, en 2022), que le fils aîné Flávio…
Marchés financiers
Les marchés ont accueilli cette victoire du camp progressiste avec froideur, surtout du côté des banques et du secteur minier.
Ils s’attendent désormais à une hausse des dépenses publiques durant les quatre prochaines années, alors qu’ils tablaient sur des coupes et une austérité fiscale.
La bourse de São Paulo, place principale d’Amérique latine, s’est refermée sur une baisse de près de 14%.
En début de journée, plusieurs grandes banques ont enregistré des pertes à deux chiffres, tandis que les grosses pointures du commerce minier ont chuté de près de 50%.
Face à la déroute, la bourse brésilienne a suspendu ses opérations durant 30 minutes pour tenter de freiner cet élan, ce qui n’était plus arrivé depuis mars 2020 au début de la pandémie de coronavirus.
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