Noté 4,5 sur 5 : il y a 31 ans sortait l'un des meilleurs films de tous les temps... Et c'est l'adaptation cinéma d'un roman de Stephen King

Ce chef-d'œuvre porté à l'écran par Morgan Freeman est adapté d'une nouvelle de Stephen King. D'ailleurs, connaissez-vous l'anecdote derrière ce scénario ?

Par Mégane Bouron
Personne n'avait misé gros lors de sa sortie au cinéma. Pourtant, malgré un échec cuisant au box-office (seulement 219 879 curieux dans les salles) ce film signé Franck Darabont est vite devenu un classique du cinéma. Il est question d'une prison, d'une condamnation à tort, d'amitié et d'évasion sous une pluie torrentielle. Vous l'avez sans doute reconnu, il s'agit des Évadés avec Tim Robbins et Morgan Freeman.
Les Évadés : une adaptation de Stephen King
Aujourd'hui noté 4,5 sur 5 (sur 70 262 notes et 1 647 critiques) par les spectateurs AlloCiné, ce chef-d'œuvre sorti en 1995 est l'un des meilleurs films de tous les temps. On y retrouve Tim Robbins — qui n'a rien oublié du tournage d'une scène emblématique — dans la peau d'Andy Dufresne, un détenu victime d'une erreur judiciaire. Condamné à la prison pour le meurtre de sa femme, il se lie d'amitié à un autre prisonnier, Red, joué ici par Morgan Freeman.
Ce scénario qu'on ne présente plus, c'est celui d'un écrivain mondialement connu : Stephen King. En 1984, l'écrivain publiait Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank, une nouvelle parue dans le recueil Différentes saisons. Depuis sa sortie, il a connu de nombreuses rééditions. Un succès en librairie donc, mais également en festivals.
Castle Rock Entertainment
Malgré un flop au box-office, les Oscars ont offert au film toute la reconnaissance qu'il méritait : il a été nommé dans sept catégories : Meilleur acteur pour Morgan Freeman, ainsi que Meilleure photographie, Meilleur montage, Meilleure musique, Meilleur film, Meilleur son et enfin Meilleur scénario adapté. Les Évadés a également été nommés à deux reprises aux Golden Globes, sans remporter aucune de ces récompenses.
L'écrivain a renoncé à son chèque pour les droits du film
Lorsque le long-métrage était encore au stade de développement, Stephen King avait cédé ses droits pour la somme de 5 000 dollars (soit plus de 4 300 euros). Et finalement, en découvrant cette adaptation sur grand écran, celui qu'on nomme le maître de l'horreur a préféré renoncer à cet argent.
Au lieu d'encaisser le chèque de 5 000 euros, Stephen King l'a encadré et renvoyé au réalisateur Franck Darabont, accompagné du mot suivant : "Au cas où tu aurais besoin d'argent pour payer ta caution. Amicalement, Steve." Un beau geste pour un film qui, à l'origine, devait avoir une toute autre fin.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.