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En France, l’un des plus grands succès de la sortie littéraire est accusé d’avoir été dopé à l’Intelligence artificielle. Le livre s’appelle C’était ça ou mourir. Il est écrit par le poète québécois Thélyson Orélien, un Canadien d’origine haïtienne, et raconte "l’histoire d’un prof d’histoire-géo, Jonas Dorléon, forcé à fuir Haïti sous la menace des gangs et l’embrasement de son quartier de Port-au-Prince, un road-trip plein d’humour et d’humanité" écrit Libération.
Le livre est sorti en mars au Québec et a été un énorme succès. Il a démarré très fort aussi dès sa sortie en France il y a un mois. Au point d’être déjà sélectionné pour la plupart des grands prix de littérature : Goncourt, Renaudeau, Femina, Medicis.
Mais depuis ce lundi, le livre est au centre d’une polémique. Sur les réseaux sociaux, un compte – plutôt inconnu – nommé balance ton Claude accuse le "phénomène littéraire de l’année 2026" d’avoir été écrit "presque intégralement par une intelligence artificielle" écrit Libération.
Ces accusations se basent sur l’utilisation d’un outil de détection d’intelligence artificielle, le moteur Pangram. Lui-même une IA, dont la dernière version serait réputée l’une des plus précises du marché. L’auteur du compte en ligne, dont l’identité n’est pas connue, dit avoir passé plusieurs passages du livre de Thélyson Orélien dans ce moteur, et qu’à chaque fois, le résultat était le même : "100% IA".
L’auteur s’en défend et dit être la cible de nombreuses attaques, notamment racistes depuis son arrivée en France. Il est pour l’instant défendu par son éditeur, Grasset. Et a annoncé monter un dossier avec la vingtaine de maisons d’édition qui ont déjà acheté les droits de son livre.
Le problème, c’est que Pangram et sa dernière version ont acquis une certaine renommée parmi les experts de l’IA. Ce moteur de détection est reconnu pour sa très haute précision quand il s’agit de repérer les parties de texte générées par des intelligences artificielles.
Du côté de TV5 monde, la journaliste Pascale Bourgaux a testé Pangram avec plusieurs textes : D’abord des lancements de journalistes de la rédaction : IA à 93%. Ensuite des passages de la Bible : IA à 88%. C’est pourtant assez difficile de croire qu’un texte écrit avant Jésus Christ ait pu être dopé à l’intelligence artificielle.
Et la journaliste de TV5 monde de continuer : "Ce qui arrive à ce roman, c’est un peu la même suspicion que traverse le héros du roman : Il fuit Haïti et passe dans 12 pays. A chaque fois qu’il traverse une frontière, on lui demande : Qui il est ? D’où il vient ? Pourquoi il fuit ?' Et c’est aussi ce qui arrive avec ce roman. On questionne le texte ; 'Est-ce que ce texte est vrai ? D’où il vient ? Qui l’a fait ?' Thélyson Orélien est interrogé par un algorithme qui fondamentalement ne le comprend pas" dit Pascale Bourgaux. Qui conclut en parlant d’une sorte de "délit de faciès littéraire".
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