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Tuesday, September 29, 2026

Des militants demandent une enquête sur les lois provinciales sur les personnes trans

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Des militants se sont rendus à Ottawa pour demander au gouvernement fédéral de mener une enquête sur des lois provinciales qui, selon eux, ont aggravé le harcèlement, l’intimidation et les problèmes de santé mentale pour les personnes transgenres.

Les lois en vigueur en Saskatchewan et en Alberta exigent le consentement parental pour que les élèves de moins de 16 ans puissent changer de nom ou de pronoms à l’école.

L’Alberta dispose également d’une loi interdisant aux athlètes transgenres âgés de 12 ans et plus de participer à des compétitions sportives féminines amateurs, ainsi que d’une autre loi restreignant l’accès des jeunes à des soins médicaux d’affirmation de genre.

Les défenseurs des droits des personnes LGBTQ+ affirment que les députés doivent écouter les personnes touchées par ces lois ainsi que leurs familles.

Le militant Rowan Venedam, du groupe TransAction Alberta, raconte qu’il a dû se rendre aux funérailles de plusieurs jeunes transgenres depuis que ces mesures sont entrées en vigueur. Il a aussi vu certains membres de la communauté mettre leur vie en boîtes pour quitter leur province natale, car ils ne se sentaient plus en sécurité.

« C’est de l’intimidation, c’est de la discrimination, c’est l’incapacité à obtenir un emploi, à trouver un logement, et c’est l’inaction de ce gouvernement qui ne fait absolument rien pour y mettre fin », dénonce M. Venedam en conférence de presse au Parlement.

« Je ne fais pas une déclaration frivole. Ceci est un plaidoyer pour leur protection et leur défense. »

La directrice générale du groupe Queer Momentum, Fae Johnstone, soutient que l’effet d’entraînement des politiques provinciales de Prairies se fera ressentir dans tout le pays.

« Si nous permettons aux gouvernements d’affaiblir la Charte des droits et libertés et ses garanties, nous vivrons bientôt dans un pays où ces droits, droits qui nous procurent tous la sécurité et la liberté, seront mis à risque et n’existeront que sur papier », affirme-t-elle.

Le ministère fédéral de la Santé ainsi que celui des Femmes et de l’Égalité des genres n’ont pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaires, lundi.

La disposition de dérogation invoquée pour contourner la Charte

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, et le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, ont tous deux invoqué la disposition de dérogation pour protéger leurs lois contre les contestations judiciaires. Cette disposition autorise les gouvernements à faire adopter des lois qui peuvent outrepasser certains droits de la Charte pour une durée maximale de cinq ans.

Ils affirment que les règles scolaires relèvent des droits parentaux, et le gouvernement de Mme Smith soutient que ses autres lois visent à assurer la sécurité des filles pratiquant un sport et à empêcher les jeunes de prendre des décisions irréfléchies susceptibles de bouleverser leur vie.

Lorsqu’elle a annoncé les trois lois qui affecteraient les personnes trans, en 2024, Mme Smith avait dit qu’il était raisonnable d’imposer des limites aux décisions que prenaient des enfants pour eux-mêmes.

« Nous sommes ici pour soutenir et encourager chaque enfant qui s’identifie comme étant transgenre, et qui vient de la dysphorie de genre, tout comme leurs familles, qui veulent le meilleur pour eux », avait dit la première ministre.

— Par Lisa Johnson à Edmonton, avec des informations d’Alessia Passafiume à Ottawa.

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