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Wednesday, October 21, 2026

Un nouvel outil illustre l’accélération du dérèglement climatique au Canada atlantique

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Les événements climatiques entraînant le déplacement des populations deviennent de plus en plus nombreux et sévères au Canada atlantique, selon une équipe de l’Université Memorial. Ces chercheurs lancent un nouvel outil qui illustre l’ampleur et l’accélération du dérèglement climatique dans la région.

Selon la carte interactive CLIMAC (nouvelle fenêtre) (Climate-Induced Migration in Atlantic Canada), au cours des 25 dernières années, 290 événements climatiques sévères auraient mené à la mort de 20 personnes, à l’évacuation de 72 700 personnes et au déménagement permanent de 790 habitants. Durant le dernier quart de siècle, environ 33 500 structures ont été endommagées.

L’outil montre cependant que plus de la moitié des personnes évacuées pendant cette période l’ont été pendant les trois dernières années, notamment en raison d’importants incendies de forêt.

Les données par rapport à la relocalisation montrent que les choses vont en s’intensifiant, soutient Josh Stevenson, l’un des trois étudiants à la maîtrise qui ont monté le projet.

Une capture d'écran de la nouvelle carte interactive CLIMAC.

Une capture d'écran de la nouvelle carte interactive CLIMAC (Climate-Induced Migration in Atlantic Canada), qui vient d'être lancée par des chercheurs de l'Université Memorial.

Photo : Climate-Induced Migration in Atlantic Canada

Les conclusions des chercheurs se basent sur des données publiques, notamment celles de la Base de données canadienne sur les catastrophes (nouvelle fenêtre), ainsi que sur des reportages de divers médias. C’est un bilan très conservateur, estime Averill Sparkes, qui note que l’outil ne tient pas compte des personnes ayant déménagé de leur propre gré pour s’éloigner des zones inondables, par exemple.

Ça permet de voir les patterns qui émergent pour la relocalisation engendrée à cause des événements climatiques ou des événements environnementaux, affirme Isabelle Côté, professeure de sciences politiques, tout en soulignant que le portrait est différent dans chaque province. Aucune province n’est à l’abri de ces phénomènes, souligne-t-elle.

Isabelle Côté.

Isabelle Côté, professeure de sciences politiques et cheffe du département de langues modernes, de littérature et de culture de l'Université Memorial, le 16 octobre 2026.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

À Terre-Neuve-et-Labrador et en Nouvelle-Écosse, ce sont surtout des feux de forêt qui ont entraîné les évacuations au cours des dernières années, alors qu’au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard, les déplacements les plus importants sont liés aux inondations et aux tempêtes violentes.

On espère que [le projet] puisse être utile aux membres du gouvernement, que ce soit au municipal, au provincial, pour qu'ils puissent comprendre où sont les risques, affirme la professeure.

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Noah Schwarz, qui a présenté l’outil lors d’un colloque à Saint-Pierre-et-Miquelon plus tôt ce mois-ci, estime que les décideurs politiques devraient prendre note des données compilées par lui et les autres membres de son équipe, alors que le climat est de moins en moins au centre des préoccupations partout au monde, mais aussi ici, au Canada atlantique.

C’est un outil qui est vraiment utile pour le public, soutient-il.

Le projet, financé grâce au programme Transformer l'action pour le climat, de l’Ocean Frontier Institute, pourrait bientôt inclure des données pour l’est du Québec, qui fait face à des défis climatiques similaires.

L'outil sera bientôt traduit en français, selon Isabelle Côté.

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