Écosse : 3000 membres de l’Université d’Édimbourg en grève pour un mois

Le mouvement de grogne, porté par le syndicat University and College Union (UCU), s’inscrit dans le sillage de la suppression de 90 programmes universitaires. L’UCU estime que 1800 emplois au total sont appelés à disparaître. Le syndicat rejette tout licenciement sans concertation, appelant à privilégier les économies sur les dépenses d’investissement pour éviter les limogeages. Faire grève "est bien la dernière chose dont le personnel a envie. Nous préférerions accueillir les étudiants et étudiantes", "enseigner nos matières et soutenir nos doctorants et doctorantes", a relevé la syndicaliste Cécile Menard, rejetant la responsabilité des perturbations sur la gestion de la direction, qui "décime" l’institution.
Appelé à durer jusqu’au 30 octobre, le mouvement peut "être arrêté dès aujourd’hui si la direction approuve nos revendications", a-t-elle poursuivi. Celle-ci "a déjà procédé à des centaines de licenciements cachés en doublant la taille de certaines classes au cours des deux dernières années". Des emplois mais aussi "le respect des engagements éducatifs envers les étudiants" est en jeu, a conclu Cécile Menard.
Selon la secrétaire générale du syndicat, Jo Grady, l’université écossaise dispose de réserves de plus de 3 milliards de livres (3,5 milliards d’euros). Jo Grady a dès lors appelé les ministres à user de leur influence pour éviter les pertes d’emplois. De son côté, le directeur de l’université, Peter Mathieson, a regretté la grève, affirmant que les coupes étaient nécessaires à la prospérité future de l’institution.
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