The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, September 16, 2026

RDC: les opposants au pouvoir dénoncent des violences lors d'une manifestation à Kinshasa

Translate

La manifestation de l’opposition à Kinshasa a tourné court ce mardi 15 septembre. Des échauffourées ont éclaté sur le parcours et le rassemblement, pourtant autorisé par le gouvernorat de la ville-province, a été dispersé alors que le point d’arrivée était prévu proche du palais du peuple où les parlementaires faisaient leur rentrée. Les opposants qui sont contre tout projet de changement constitutionnel dénoncent ces violences, responsabilités des autorités, selon eux.

Publié le :

2 min Temps de lecture

Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi

La manifestation se passait dans le calme, encadrée par les forces de l’ordre quand une série de détonations s’est fait entendre. Le cortège s’est alors retrouvé bloqué boulevard Lumumba, au niveau de la 10e rue, en face du siège ici à Kinshasa de l’UDPS, le parti présidentiel. Les opposants accusent les Forces du progrès, une milice considérée comme proche du pouvoir, de les avoir attaqués sans que la police ne les protège.

Dans ce cortège, il y avait plusieurs leaders de l’opposition : Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sessanga ou encore Prince Epenge. Ils dénoncent un « guet-apens » et demandent que toute la lumière soit faite sur les évènements de ce mardi.

Félix Tshisekedi nous a tendu un guet-apens. Il prend ces éléments de la Force du progrès avec les policiers qui étaient supposés nous sécuriser tout le long du boulevard. Ce sont les éléments des Forces de progrès qu'ils ont placés pour nous attaquer. Voilà Félix Tshisekedi, voilà le Congo, voilà un gouvernement qui a le pouvoir, mais qui travaille avec une milice privée pour réprimer les manifestations des opposants...

00:58

Martin Fayulu, président du parti Ecidé et de la plateforme Lamuka

Paulina Zidi

À lire aussiRDC: «Si notre peuple le décide, on va changer la Constitution», affirme le Premier vice-président de l'Assemblée nationale

Une manifestation autorisée

La manifestation avait pourtant été autorisée par l’hôtel de ville de Kinshasa avec un point de chute à quelques centaines de mètres du palais du peuple où les parlementaires faisaient leur rentrée pour la session dite budgétaire.

L’objectif de cette manifestation était de faire passer un message : non à la loi portant organisation du référendum. Au début du rassemblement, les militants interrogés disaient être déterminés à faire entendre leurs revendications : pas de troisième mandat, pas de changement constitutionnel.

À lire aussiChangement de Constitution en RDC: la coalition d'opposition C64 relance son bras de fer avec le pouvoir

View the original on RFI

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.