Attaque dans les Yvelines : les interrogations de la famille de l’homme décédé sur le « suivi » du tireur par les autorités

La garde à vue de l’homme ayant tué une personne et fait cinq blessés vendredi dans les Yvelines a été prolongée samedi matin après une première audition, tandis que trois personnes de son entourage sont également entendues par les enquêteurs, a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat).
L’état de santé du principal suspect, Kévin T., « a été jugé compatible avec la mesure de garde à vue », a expliqué le Pnat, en précisant que trois « membres de son entourage familial et amical » avaient également été placés en garde à vue vendredi soir et dans la nuit de vendredi à samedi.
Parmi ces personnes, figure la mère du tireur, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.
Au cours de son « périple meurtrier » commencé vendredi vers 10H00 à Trappes et qui s’est poursuivi à La Verrière, Kévin T. a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture, tuant une personne, un homme noir de nationalité française né en 2000, et en blessant cinq autres.
« Une analyse de sang destinée à permettre de déterminer son imprégnation toxicologique est toujours en cours », a expliqué le parquet antiterroriste.
Il a précisé que le casier judiciaire de Kévin T., né en 1987, fait mention de « quatre anciennes condamnations, réhabilitées de plein droit ».
Kévin T. a été interpellé à Coignières vendredi après son « périple meurtrier » et placé immédiatement en garde à vue. Celle-ci peut durer 96 heures.
La perquisition a révélé qu’il avait piégé son appartement — situé à Plaisir (Yvelines) selon une source policière — avec des bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur, a expliqué le Pnat.
Dans son véhicule, une Renault Clio, ont été découverts « un pistolet-mitrailleur de type Sten et une bombe lacrymogène », selon la même source.
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