Pérou: un recruteur présumé de combattants pour la Russie placé en détention

Au Pérou, un recruteur présumé de combattants pour la Russie a été placé en détention. Le parquet péruvien a ouvert au printemps 2026 une enquête sur un réseau transnational accusé d'avoir recruté d'anciens policiers et militaires pour les envoyer combattre dans les rangs russes en Ukraine. Et cela en leur proposant de fausses offres d'emploi. Un suspect vient d'être placé en détention provisoire pour « traite d'êtres humains ».
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Il s'appelle Pocho Pinto. Selon l'accusation, cet homme de 54 ans aurait coordonné, financé et facilité le départ de plusieurs Péruviens vers la Russie, en leur faisant miroiter des postes d'agents de sécurité dans une base militaire. L'offre prévoyait un salaire mensuel de 2 300 dollars, plus une prime de 20 000 dollars après un an de service et la possibilité d'obtenir la nationalité russe.
L'une de ces recrues est morte sur le front ukrainien en avril 2026. Trois autres ont survécu. A l'époque, l'ambassade de Russie au Pérou avait reconnu que des Péruviens avaient signé des contrats pour accomplir un service militaire au sein de l'armée russe. Il s'agissait, d'après elle, de décisions volontaires.
Il n'y a pas que le Pérou
Le Pérou n'est pas le seul concerné. Amnesty International affirme dans un rapport publié en septembre que la Russie a recruté par la ruse des milliers de personnes dans différents pays : Brésil, Cuba, Sri Lanka, Afrique du Sud.
Ou encore en Colombie, où le ministère des Affaires étrangères dit avoir reçu plus de 800 signalements de personnes victimes de recrutements forcés. L'ambassade de Russie en Colombie, elle, nie tout lien avec des réseaux de recrutement.
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