Justin le Juste est-il un bon film ? Que pensent les spectateurs de ce drame interprété par Alban Ivanov et Alexandra Lamy ?

Alban Ivanov et Alexandra Lamy sont à l'affiche de "Justin le Juste", actuellement en salles. Découvrez les premiers retours des spectateurs.

Par Gaëlle Robert
Après La Promesse de l'aube et Petit Pays, Éric Barbier adapte à nouveau un roman : Justin le Juste ou La charrette, unique livre de Jean Pompougnac, paru en 1967. Présenté au dernier Festival du film francophone d'Angoulême, ce long métrage est porté par Alban Ivanov, Birane Ba et Alexandra Lamy.
En 1915, la guerre, c’est une terre inconnue où l’on envoie Justin, misérable paysan, à une époque où il doit s’occuper de ses champs. Il doit partir se battre, au nom d’une loi qu’il ignore, contre un ennemi qu’il n’a jamais vu, alors qu’il ne rêve que de rester dans sa ferme. Sa rencontre avec Basile, un tirailleur sénégalais, va lui ouvrir les yeux sur cette guerre qu’il ne comprend pas. C’est avec lui, qu’il va se révolter contre les injustices d’un commandement absurde, et devenir un héros pas comme les autres.
Qu'ont pensé les spectateurs de ce drame historique ? Sur AlloCiné, le film obtient actuellement une moyenne de 4 sur 5, basée sur 106 notes et 70 critiques.
Alban Ivanov et Birane Ba, un duo qui bouleverse
Les spectateurs saluent une fable touchante et profondément humaine, qui mêle émotion et humour. Magistral en paysan naïf envoyé de force sur le front, Alban Ivanov forme avec Birane Ba un duo remarquable. La reconstitution historique, la mise en scène et les scènes de guerre ont également impressionné le public.
Thibaut188 (5/5) : "Super film qui nous fait passer par toutes les émotions ! Une très belle fable racontée sur fond de Première Guerre mondiale. L'histoire est touchante, drôle par moments, mais aussi profondément humaine.
Alban Ivanov et Birane Ba sont incroyables dans leurs rôles. Leur duo fonctionne à merveille et apporte énormément d'émotion au film. Une très belle surprise, avec un message fort et une histoire qui reste en tête après la séance. Je recommande vraiment."
Isabelle Carradine (5/5) : "J'ai adoré ce film, qui me fait penser à une fable, une expérience de la guerre absurde et touchante, filmé comme un grand film de guerre. Le duo d'acteurs est remarquable, Alban Ivanov et Birane Ba sont émouvants. On se laisse porter du début à la fin. Bravo !"
Marion SZETEI (5/5) : "Un film à voir absolument ! L'histoire d'un homme neutre et pas façonné par les autres, ce qui peut nous laisser songeur à notre propre situation, tant notre société nous dicte nos pensées et ne laisse plus parler nos cœurs. Une touche d'humour, beaucoup d'authenticité et de vrais acteurs, bravo, c'est une réussite !"
Copyright Julien Panie-SND-Vertigo
Christele (4,5/5) : "Une fable épique sur l'absurdité de la guerre… Alban Ivanov y est magistral et tellement émouvant de naïveté… ceux qui l'accompagnent dans cette triste aventure sont tous très bons. La photo et les décors sont léchés, et la mise en scène vous tient en haleine pendant 1h50 ! Allez, on y voit quelques maladresses ou incohérences mais qui participent aussi à cette fable ! Courez-y !! Et envoyez les classes scolaires !"
Le Septième Acte (4/5) : "Alban Ivanov change complètement de registre avec Justin le Juste, et est magistral dans le rôle de ce paysan envoyé de force sur le front, courageux et admirable malgré lui, car il ne comprend pas le fonctionnement de la guerre, ni même le principe de celle-ci. Les scènes de guerre sont excellentes, la reconstitution historique est bluffante et la réalisation est à la hauteur. Cette histoire de petites gens qui font (et à qui il arrive) malgré eux de grandes choses, qui les dépassent, est particulièrement touchante, parfois assez drôle également (le film navigant sur plusieurs genres). À voir en salles !"
Une seconde partie qui s'enlise
Les spectateurs les plus réservés reprochent au film un mélodrame chargé de bons sentiments, qui s'appuie sur des poncifs de la guerre et se conclut par une fin jugée trop idyllique. La seconde partie s'enlise, et la dernière demi-heure semble longue à certains.
GyzmoCA du Club AlloCiné (3/5) : "(...) Petit bémol tout de même avec une fin un peu trop idyllique, presque trop belle pour être vraie, qui tranche avec le ton plutôt mesuré du reste du film. Mais ça ne suffit pas à gâcher l'ensemble. Une belle fresque, bien mise en scène, portée par un Alban Ivanov surprenant et touchant. Une vraie réussite."
Mat niro (2,5/5) : "Alban Ivanov sort de sa zone de confort (les comédies) pour camper un paysan analphabète qui va se faire enrôler comme soldat lors de la Première Guerre mondiale. Raillé par ses compagnons dans un premier temps, ce Forrest Gump à la sauce française va se découvrir un courage enfoui devant la bêtise des hommes. Ce film démarre de belle manière avec Alban Ivanov, candide et attachant, qui va se lier d'amitié avec un tirailleur sénégalais, compagnon d'infortune, Basile/Birane Ba. Malheureusement, la deuxième partie s'enlise quelque peu et le temps commence à sembler long dans la dernière demi-heure. Dommage, car on sent chez Éric Barbier une volonté de donner du cachet à ce récit, mais il se perd un peu en chemin. Pas si mal quand même."
Copyright Julien Panie-SND-Vertigo
Domvill (2/5) : "Un film très poussif, mélodramatique, plein de bons sentiments… Les éternels poncifs (amitiés entre les peuples, horreurs de la guerre, rôles salvateurs des journalistes…) sous-tendent toutes ces situations reconstruites dans le décor de la guerre de 14. Alban Ivanov est excellent dans le rôle de ce paysan non seulement naïf mais idiot, et quant à la scène de la prise d'otage, elle est hallucinante d'incongruité… Les bonnes intentions ne font pas toujours les bons films…"
En résumé
Les spectateurs saluent une fable touchante et humaine sur l'absurdité de la guerre, portée par le duo remarquable formé par Alban Ivanov et Birane Ba. Certains regrettent toutefois un mélodrame chargé de bons sentiments.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.