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Friday, October 16, 2026

Sucre : ce que l’industrie n’a jamais dit et pourquoi la transparence compte !

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Louis Bertolini est l’un des fondateurs de greenwhey. Et parce que, avec son associé Étienne Gelas, tous deux ont souhaité une marque transparente, ils ont voulu parler du sucre sans tabou et expliquer pourquoi et comment ils l’utilisent pour leurs produits.

Orienter le goût des aliments

Vous souvenez-vous de cette publicité des années 1990 montrant une petite abeille virevoltant, lançant des « J’étais là ! » et ponctuant enfin « Le sucre, le goût des bons moments » ? Derrière cette campagne se cachait la Collective du Sucre qui faisait l'apologie du sucre. Irrationnel aujourd’hui ! Pourtant, l’histoire a débuté bien avant…

Dans les années 1960, le chercheur Howard Moskowitz théorise le « bliss point » : un dosage exact de sucre, de sel et de gras qui maximise le plaisir gustatif sans jamais atteindre la saturation. Les marques de soda sont les premières à utiliser cette méthode, suivies des pains industriels, plats préparés, sauces ou encore yaourts.

Vingt ans plus tard, les recommandations officielles américaines incitent à réduire les graisses, une aubaine pour l’industrie du sucre. Conséquence : les rayons se remplissent de produits « allégés » et, pour compenser le goût altéré, sucres et glucides raffinés y sont ajoutés. Leur consommation explose et l’obésité avec.

Quand le marketing « brouille » les pistes

Dans le milieu des années 1960 à Washington, sous l’impulsion de son vice-président, John Hickson, l'industrie sucrière américaine entreprend de financer une revue scientifique. Le but ? Contrecarrer les dernières études accusant le sucre d'être responsable de maladies cardiovasculaires et pointer le doigt vers les graisses et le cholestérol. Publiée en 1967, l’étude sera reprise pendant des décennies. Ce conflit d’intérêt refait surface en 2016, grâce aux travaux de la chercheuse Cristin Kearns.

En 2010, Coca-Cola finance le Global Energy Balance Network, une organisation scientifique qui, sous l’influence du géant, démontre que l’obésité est essentiellement due au manque d’exercice du consommateur sans que le sucre ne soit inquiété. La multinationale va même plus loin en choisissant ses intervenants et en orientant leurs communications. Selon la nutritionniste américaine Marion Nestle interrogée par le Times, l’objectif est simple : « Inciter ces chercheurs à semer la confusion scientifique et à détourner l’attention de l’alimentation ».

Finalement, en 2015, le Global Energy Balance Network est dissout, trop lié à Coca-Cola pour être objectif.

Cette même méthode revient d’ailleurs régulièrement : il ne s’agit pas d’éviter de répondre à une question, mais d’orienter la science pour mieux convaincre le consommateur.

Si l’illustration de cette problématique est axée sur l’un des produits américains phares, l’Europe n’est pas en reste et la question de l’adoption du Nutri-Score en 2022 a fait l’objet d’intenses débats et de pressions de la part de l’industrie agroalimentaire.

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Reprendre le contrôle sur le sucre

Il reste essentiel de bien lire la liste des ingrédients et le tableau nutritionnel des aliments que vous achetez. Les annotations « sans sucre » ou « sucre allégé » ne signifient pas que le sucre est inexistant. Souvent, ce terme – « sucre » – désigne le saccharose et n'inclut pas forcément les sirops de glucose ou de fructose, les glucides complexes ou les édulcorants.

Une étude citée par SugarScience et menée par le Dr Laura Schmidt recense au moins 61 noms différents pouvant désigner des formes de sucre dans les listes d’ingrédients. Si le discours des marques reste marketing, elles ne peuvent toutefois pas « tricher » sur le tableau nutritionnel et la liste des ingrédients de leurs produits.

C’est précisément sur cette question que greenwhey a choisi d’adopter une approche différente : ne pas chercher à masquer la composition d’un produit derrière un discours « santé », mais expliquer clairement pourquoi chaque ingrédient est présent. Louis Bertolini en sait quelque chose et a choisi de parler de ce sujet en vidéo à travers son sujet « Le sucre, entre addiction et marketing ».

Car pour la marque, le sucre n’est pas un ennemi, encore moins un ingrédient à cacher. Ce qui compte est sa quantité, son usage et la transparence avec laquelle sa présence est expliquée. D’où l’intérêt de mettre ces informations « noir sur blanc » pour que chacun puisse décider en connaissance de cause…

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