En Allemagne, le parti d’extrême droite AfD écrase le scrutin en Saxe-Anhalt, mais rate la majorité absolue

Avec 43,8 % des voix, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) s’impose très largement en Saxe-Anhalt et signe un score historique. Mais malgré cette poussée spectaculaire, le parti d’extrême droite échoue à décrocher la majorité absolue au parlement régional.
Les dépouillements dans la région ont pris fin peu avant 03h00, sur un résultat historique pour l'AfD (43,8%), plus du double de son score d'il y a cinq ans. Le parti décroche ainsi 39 des 83 sièges du parlement régional et devra donc trouver des partenaires ou former une coalition.
Ulrich Siegmund, tête de liste du parti d'extrême droite « Alternative pour l'Allemagne » (AfD) aux élections régionales de Saxe-Anhalt. © Belga
Après sa victoire électorale dans le Land allemand de Saxe-Anhalt, le parti Alternative für Deutschland (AfD) a l'intention de former un gouvernement, a déclaré lundi le coprésident du parti, Tino Chrupalla. Il se dit ouvert à la formation d'un gouvernement minoritaire.
"Nous enverrons une invitation à toutes les parties pour discuter. Nous verrons bien qui nous rejettera", a déclaré M. Chrupalla dans l'émission d'actualités matinale de la chaîne publique ARD. Bien que l'AfD ait obtenu dimanche en Saxe-Anhalt 43,8 % des voix -son meilleur résultat jamais enregistré lors d'élections régionales-, le parti n'a pas réussi à obtenir la majorité absolue au parlement régional. Jusqu'à présent, les autres partis ont maintenu leur refus de former une coalition avec l'AfD. Dans une interview accordée à la radio Deutschlandfunk, le coprésident de l'AfD s'est prononcé en faveur d'un gouvernement minoritaire. Un tel modèle serait "tout à fait judicieux" et "prometteur", tant d'un point de vue parlementaire que démocratique, a-t-il fait valoir. "C'est d'ailleurs ce que souhaite l'opinion publique : que les partis politiques mettent de côté leurs divergences et collaborent sur les questions de fond".
Dans un premier temps, la tête de liste Ulrich Siegmund avait exclu la mise en place d'un gouvernement minoritaire, estimant ce mode de gestion insuffisamment stable. Mais ce lundi, le coprésident du parti, Tino Chrupalla s'est dit ouvert à la formation d'un gouvernement minoritaire. "Nous enverrons une invitation à toutes les parties pour discuter. Nous verrons bien qui nous rejettera", a déclaré M. Chrupalla dans l'émission d'actualités matinale de la chaîne publique ARD. Jusqu'à présent, les autres partis ont maintenu leur refus de former une coalition avec l'AfD.
Dans une autre interview accordée à la radio Deutschlandfunk, le coprésident de l'AfD s'est même prononcé en faveur d'un gouvernement minoritaire. Un tel modèle serait "tout à fait judicieux" et "prometteur", tant d'un point de vue parlementaire que démocratique, a-t-il fait valoir. "C'est d'ailleurs ce que souhaite l'opinion publique : que les partis politiques mettent de côté leurs divergences et collaborent sur les questions de fond".
Les chrétiens-démocrates (CDU), parti du chancelier Friedrich Merz, accusent un fort recul et plafonnent à 17,2 %. En 2021, la CDU était encore parvenue à convaincre 37,1 % du corps électoral.
Les autres suffrages se sont portés sur les sociaux-démocrates (9,3 %), les Ecologistes (8,9 %) et Die Linke (8,6 %). L'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), la formation la plus proche de l'AfD sur le plan idéologique, a elle aussi franchi le seuil d'éligibilité avec 5,3 % des voix.
Plus des trois quarts (77,8 %) des électeurs inscrits se sont rendus aux urnes. Il s'agit du taux de participation le plus élevé en Saxe-Anhalt depuis la réunification allemande. En 2021, la participation ne s'était élevée qu'à 60,3 %.
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