Huile d’olive belge : les premières gouttes sont sorties à Braives

Les premiers millilitres d’huile d’olive 100 % belge sont sortis d’un petit garage de Fallais (Braives) où Antonio Pavone, venu de Wandre, suit de près la fabrication. Un projet qui n’en est encore qu’à ses débuts. Au Moulin du Stwerdu, les olives sont apportées par des particuliers qui possèdent des oliviers dans leur jardin, comme Antonio. "C’est expérimental", explique Laurent Van Asselt, producteur d’huile d’olive. "On a eu une année très chaude, ce qui a permis à nos clients d’avoir des olives. Rien ne dit que l’année prochaine, ce sera pareil. Donc, on est encore dans cette phase où, avec le changement climatique, on a des périodes plus chaudes, et à ce moment-là, on pourra faire de l’huile d’olive."
Toutes les olives sont transformées de façon artisanale, bien loin d'une production industrielle. "Ici, dans cette première partie, on va broyer les huiles, en tout cas partiellement, pour avoir une mouture la plus fine possible", indique Laurent Van Asselt. "Pour affiner le produit, on le malaxe encore une fois avec le mixeur. Et ensuite, on passera à la presse, qui est une presse qui permet d'avoir une pression vraiment très importante et qui ici va petit à petit libérer l'huile qui se trouve dans le produit. En Italie ou en France, ce n'est pas le même type de matériel qu'on utilise, c'est un matériel beaucoup plus adapté. On travaille un petit peu avec les moyens du bord, mais on a quand même un résultat."
À Wandre, douze oliviers et un savoir-faire venu de Sicile
Ces olives, on les retrouve à Wandre, dans le jardin de Mireille et Antonio Pavone. Ils possèdent 12 oliviers, dont un qui a été planté il y a 10 ans. Un savoir-faire qu'ils ont apporté de Sicile, d'où est originaire Antonio. "Déjà en Italie, mes parents produisaient leur huile. J'ai observé ma maman et tout ce travail à base d'olives", se souvient Antonio. "Je me suis rendu compte qu'en Sicile, j'avais à chaque fois cette sensation de reprendre racine. Le jour où on a acheté cette propriété, on s'est dit qu'on allait commencer à planter des oliviers", poursuit Mireille.
Reste à déguster cette huile pour découvrir ses arômes. "On sent vraiment le piquant, la petite amertume, le goût de fruits secs, de noix fraîches, noisettes. Elle est très intéressante, elle est très bonne" commente Antonio.
De la Sicile à la Belgique, le couple espère faire de l'huile d'olive belge un produit d'exception, comme le souligne Mireille : "En Sicile, l'huile d'olive c'est de l'or, donc nous sommes les premiers à faire de l'or belge."
Pour l'instant, la quantité produite reste minime, mais le couple ambitionne, dans les prochaines années, de proposer son huile d'olive aux restaurateurs de la région.
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