Italie: les étudiants, routiers et agriculteurs poursuivent les manifestations contre la hausse du coût de la vie

Comme une grande partie de l'Europe, l’Italie fait face samedi 24 octobre à une vague massive de contestations. Pouvoir d'achat en berne, détresse d'une jeunesse qui se sent abandonnée mais aussi colère contre la politique de réarmement du gouvernement Meloni. Les motifs de révolte et les manifestations se multiplient. Malgré un arsenal sécuritaire drastiquement durci, l'évolution sur le terrain, en particulier à Rome et à Milan, reste largement imprévisible.
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Ces manifestations s'inscrivent dans une vague de protestations menées par des étudiants, des routiers et des agriculteurs contre les coupes budgétaires et la hausse du coût de la vie, notamment en matière de logement et de carburant. La police de Rome a déclaré vendredi dans un communiqué que son plan de sécurité prévoyait une « saturation du territoire réel et virtuel », et qu'elle ferait usage de drones et d'hélicoptères pour surveiller les manifestations.
Elle a toutefois indiqué qu'elle visait « à garantir la pleine effectivité du droit d'exprimer sa pensée, y compris dans une optique de dissidence, mais dans le strict respect des lois en vigueur ».
Le gouvernement muscle les mesures de répression
Depuis les manifestations des 17 et 18 octobre qui ont dégénéré, les autorités italiennes ont déployé 500 militaires d’élite à Milan jusqu’à la fin décembre, précise notre correspondante à Rome, Anne Le Nir. Cela sans compter le placement en détention des mineurs facilité dès l’âge de 14 ans, la création du « délit de participation violente à une manifestation » et l’instauration de sanctions pécuniaires pour les parents d’enfants mineurs ayant commis des dégradations.
Compte tenu de la coexistence de cortèges pacifiques et de mobilisations spontanées, à l’image de celles du « Mouvement 17 octobre », né au sein de groupes de messagerie cryptée, le risque majeur est de voir des éléments radicaux infiltrer des rassemblements calmes pour les faire basculer dans des affrontements urbains violents.
Peu avant les manifestations, le « Mouvement 17 octobre » a annulé les lieux de rassemblement avant dans différentes villes, dont Rome, Milan, Turin, Padoue et Bari. Les nouveaux rassemblements, trois pour chaque ville concernée, sont communiqués au dernier moment via des plateformes privées ou messages cryptés. Ce qui risque de compliquer la gestion de l’ordre public.
Par ailleurs, un mouvement anti-guerre appelé « axe anti-impérialiste » organise également un rassemblement à Rome.
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