Tuerie de Tumbler Ridge | L’enquête du FBI dévoile des détails sur les armes de la tireuse

L’enquête menée par le FBI sur la tuerie de Tumbler Ridge apporte de nouveaux détails sur les armes à feu qui auraient pu être utilisées lors de l’attaque, ainsi que sur la manière dont la jeune tireuse aurait pu se les procurer.
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Ces détails se trouvent dans un acte d’accusation déposé par la police fédérale américaine contre un suspect de l’État de Washington, accusé d’avoir conspiré pendant des mois avec l’autrice de la tuerie.
Sous serment d’un agent du FBI à Seattle, la poursuite allègue que James Bryant, accusé de complot en vue de commettre un meurtre à l’étranger, a mentionné aux enquêteurs que Jesse Van Rootselaar avait volé des armes et des munitions dans le coffre-fort de sa famille et les avait cachées dans sa chambre « en vue d’une tuerie de masse ».
La poursuite avance aussi que Van Rootselaar, âgée de 18 ans, avait annoncé à Bryant, lors de discussions en ligne, qu’elle avait convaincu une autre personne d’acheter des munitions pour son compte.
Van Rootselaar aurait aussi dit à Bryant que l’une des armes qu’elle comptait utiliser lui avait été restituée après avoir été confisquée par la GRC.
Ces allégations n’ont pas encore été vérifiées devant un tribunal.
Dispositif de conversion en mitrailleuse
L’acte d’accusation du FBI, rendu public mardi, indique que Van Rootselaar avait fait savoir à Bryant sur la plateforme Discord qu’elle possédait une poignée avant imprimée en 3D, des chargeurs et un « dispositif de commutation » pour un fusil SKS.
Selon le FBI, ce dernier élément faisait probablement référence à un « dispositif de conversion en mitrailleuse ».
Bryant, âgé de 30 ans et originaire de Bellingham, dans l’État de Washington, aurait mentionné au FBI que Van Rootselaar « avait fini par utiliser certains de ces mêmes objets lors de la tuerie de Tumbler Ridge ».
Sur l’une des photos contenues dans l’acte d’accusation, on peut voir une personne, que le FBI identifie comme étant Van Rootselaar, à genoux, vêtue d’une minijupe noire et de bas résille, tenant un fusil vert olive muni d’une lunette de visée, le matin même de l’attaque.
PHOTO DÉPARTEMENT AMÉRICAIN DE LA JUSTICE, FOURNIE PAR REUTERS
À l’extrémité du canon se trouve ce qui semble être un silencieux, orné des bandes bleues, blanches et roses du drapeau de la fierté transgenre.
Van Rootselaar était transgenre. Le FBI a souligné mardi que Bryant s’identifiait comme une femme.
Viseur déréglé
Selon le FBI, en décembre 2025, Van Rootselaar a évoqué une arme à feu qu’elle disait avoir l’intention d’utiliser lors de l’attaque.
« Les policiers ont un peu déréglé mon SKS en le confisquant sans ménagement. Ainsi, l’arme part trop haut et vers la gauche », aurait-elle expliqué à Bryant.
Régler le viseur aurait demandé « beaucoup de travail », selon Van Rootselaar.
« Je risque de devoir mener mon projet à bien avec une arme à feu dont le viseur est complètement déréglé », aurait affirmé Van Rootselaar, avant d’ajouter : « Je suis sûre que je m’en sortirai quand même très bien. »
Sur une autre photo, on peut voir un fusil de chasse de marque Canuck que Van Rootselaar aurait aussi dit vouloir utiliser lors de l’attaque.
Il est orné d’un autocollant, lui aussi bleu, blanc et rose.
Bryant aurait dit à Van Rootselaar : « J’adore les autocollants […] ce serait tellement drôle de les voir sur les photos de l’incident. »
L’enquête progresse
Van Rootselaar a tué huit personnes le 10 février, soit sa mère et son frère à leur domicile, ainsi que cinq élèves et une assistante pédagogique à l’école secondaire de Tumbler Ridge.
Van Rootselaar a retourné son arme contre elle à l’école. L’enquête criminelle de la GRC sur la tuerie se poursuit.
Selon le commissaire adjoint Elija Rain, qui assure l’intérim à la tête de la GRC en Colombie-Britannique, « les enquêteurs ont réalisé des progrès substantiels dans l’enquête criminelle ».
Dans une déclaration écrite, M. Rain a expliqué que la publication d’informations par la GRC concernant cette affaire a été limitée « afin de ne pas compromettre nos hypothèses d’enquête et nos actions ».
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