ESPNAlabama OC Grubb apologizes for calling out booing fansESPN Deportes¿Por qué el GP de Azerbaiyán será en sábado?The Jerusalem PostUN probe finds Iran committed crimes against humanity in crackdown, cites US and Israel for strikesRTP DesportoFresneda, a "locomotiva" que conquistou EspanhaInquirerMalacañang dismisses Sara Duterte’s criticism on school shootingsInquirer EntertainmentMaxene Magalona elated over dad Francis M’s song feature in ‘Forgotten Island’וואלהגבר בן 52 נפצע קשה במהלך עבודתו בנצרת: מצבו קשהAnime News NetworkGoodbye, Lara ‒ Episode 12The RegisterPrivacy group slams EU for changing the data rules to cater to AIVarietyHow NBCUniversal Television Thrives on Collaborative Energy Between Studios and Platforms: ‘We Cheer Each Other On’The Hollywood ReporterAs a ‘Dancing With the Stars’ Pro, Rylee Arnold Is Making Her MarkSportstarFIFA’s Gianno Infantino letter is ploy for re-election, says German FA chief
The Daily Newsstand · Free, Always
Tuesday, September 22, 2026

Russie, à quoi servent réellement les élections législatives ?

Translate

Parmi les observateurs de ce scrutin, peu s’écartent de votre analyse, à l’exception des autorités russes. Tout le monde semble s’accorder sur l’existence de fraudes. Mais, cela change-t-il concrètement quoi que ce soit ? Que la fraude existe ou pas ?

"Le fait est qu’on ne peut plus le savoir. Depuis déjà un bon moment, toutes les élections en Russie ne permettent plus de déterminer l’état d’esprit de la population. Pour autant, on observe beaucoup de gens assez critiques et sceptiques. Hier, par exemple, à Moscou, un gros problème est survenu. Pendant plusieurs heures, le vote électronique n’était plus possible. Or, il faut savoir que même le vote réalisé dans les bureaux de vote, passe désormais par des installations liées au vote électronique. Tout a été bloqué hier. Des files d’attente gigantesques se sont formées. Et les gens ont refusé de voter autrement qu’avec des bulletins papiers, sachant que le vote électronique a mauvaise réputation et qu’il permet d’augmenter l’ampleur de la fraude."

"Donc, je pense que les Russes savent ce qu’il en est. Ils savent que ces élections ne servent qu’à renforcer Vladimir Poutine, à lui apporter son soutien. Ce n’est pas parce qu’ils vont voter pour lui qu’ils lui apportent un soutien définitif. En Russie, il y a cette idée que le pays est en guerre et que voter contre le président, maintenant, ce serait fragiliser le pays. On observe donc une dualité, des gens qui sont très critiques de Vladimir Poutine qui, pourtant, vont quand même voter. Après, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi énormément de gens en Russie contraints d’aller voter, de se rendre dans les bureaux de vote."

La période des élections est aussi un temps de débat dans la société. Ce moment n’existe pas en Russie, et pourtant énormément de sujets inquiètent les Russes aujourd’hui. Il n’existe aucun espace pour ces sujets dans l’espace public ?

"Non, exactement. Et d’ailleurs, c’est ce qu’on a vu. La seule campagne qu’il a été possible d’observer fut celle de Vladimir Poutine qui a fait un peu de terrain, qui est allé à la rencontre des Russes et qui est sorti de son bureau ces dernières semaines. Et c’est à peu près le maximum de ce qu’on peut voir."

"Des débats régionaux ont même été annulés en dernière minute, parce qu’aucun candidat ne s’était rendu dans les rédactions pour y participer. Le Kremlin a donc vraiment besoin de contrôler ses élections. Même quand il sait qu’il les contrôle, il reste fébrile quelques jours avant le scrutin, craignant des imprévus. Hier, par exemple, il y en a eu avec des tirs massifs de drones ukrainiens sur Moscou. Jusqu’à la dernière minute, il (le Kremlin) veut tenir toutes les ficelles du processus électoral. Cela implique aussi de limiter les débats qui émergent dans l’espace public."

"Pour autant, Vladimir Poutine ou son porte-parole ont eu à répondre très régulièrement, ces derniers temps, aux rumeurs d’une mobilisation qui pourraient arriver dans les jours qui viennent. Ils ont ainsi compris que ce sujet constituait un enjeu social en Russie et une source d’inquiétude dans le pays. Il n’y a pas eu débat, mais on sait que le sujet est remonté jusqu’à Vladimir Poutine."

View the original on RTBF Info

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.