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Wednesday, October 28, 2026

Attentat raciste en France: vives tensions entre la gauche et l'extrême droite à l'Assemblée nationale

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La séance de questions au gouvernement a donné lieu, mardi 27 octobre, à de vifs échanges à l'Assemblée nationale, quatre jours après l'attentat raciste de Trappes, dans les Yvelines, qui a coûté la vie à un homme de 26 ans. La gauche dénonce la responsabilité des discours racistes dans les passages à l'acte, tandis que le Rassemblement national (RN) accuse ses adversaires de récupération politique. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui aussi dénoncé les tensions dans l'hémicycle.

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La séance avait pourtant débuté par une minute de silence en mémoire des victimes de l'attentat raciste commis vendredi 23 octobre à Trappes, au cours duquel Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été tué et plusieurs autres personnes blessées. Dans les tribunes de l'Assemblée nationale, le maire de la ville, Ali Rabeh, assistait aux débats aux côtés de proches de la victime.

Mais les échanges ont rapidement tourné à la confrontation, notamment entre la gauche et le RN, sur la responsabilité des discours politiques dans la montée des violences racistes.

Pour la gauche, les propos racistes occupent une place croissante dans le débat public et favorisent les passages à l'acte. La présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, dénonce notamment le fait que le RN continue de qualifier Trappes de « foyer jihadiste ». « Nous refusons que Pengo Bossio Wangi soit une victime de plus en attendant la suivante. Aux mots qui tuent, nous devons opposer les mots qui font vivre », déclare-t-elle.

Une accusation à laquelle répond vivement le député RN Sébastien Chenu, dénonçant une « minable récupération politicarde ». Il s'en prend également au journal Le Monde, qui avait affirmé à tort que l'auteur de l'attentat de Trappes possédait des tracts du RN dans sa voiture. « Comme si la tension insupportable qui règne dans notre pays ne suffisait pas. Le concours de fake news a été ouvert », lance-t-il. L'intervention du député RN provoque le départ temporaire des élus socialistes et écologistes de l'hémicycle.

Sébastien Lecornu critique aussi la gauche

Le Premier ministre Sébastien Lecornu rejoint une partie des préoccupations exprimées par la gauche sur les conséquences des discours politiques. « Il y a des discours, en tout cas, il y a des gens qui portent des discours et des mots qui finissent par armer, d'autres qui eux passent à l'acte », affirme-t-il.

Mais le chef du gouvernement critique également l'attitude des députés de gauche ayant quitté leurs bancs pendant l'intervention du RN. Dénonçant un « spectacle », il estime que les échanges sont dominés par les calculs politiques à l'approche de l'élection présidentielle. « Tout sent la campagne présidentielle. Matin, midi et soir, tout sent le recel politicien », déplore-t-il.

Au-delà du RN, la gauche met également en cause la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé. Le mois dernier, celle-ci avait estimé que le débat autour de la théorie du « grand remplacement » relevait de la liberté d'expression. Des propos qui lui sont reprochés dans le contexte de l'attentat de Trappes. Dans l'hémicycle, les échanges entre les députés et les membres du gouvernement se poursuivent ainsi dans une atmosphère tendue, sans parvenir à la concorde républicaine.

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