Bollywood HungamaSalman Khan returns to playback singing after 11 years with ‘Teri Sexy Beauty’ from MaatrubhumiCNN TürkVedat Muriqi kafasını kullandı! Fenerbahçe'den müthiş geri dönüşPunchFULL LIST: Como join Liverpool, Madrid in Champions League victory record한겨레공군 1호기 탑승자 명단 유출… 외교부 보안 용역업체 가능성InquirerSpeaker Dy defends congressional budget tweaks amid public scrutinyZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFPremium TimesNGF ​‌‌‍​‌‍⁠⁠‍‌⁠‍​‍​‌​‌​advocates coordinated data-driven solutions to bridge rice production deficitSözcüSibirya soğukları Türkiye'yi esir aldı: Cuma sabahı herkes böyle uyanacakCapital FMDPP Opposes Bail for Dusit D2 Terror Attack Convict Pending AppealSRF NewsFinanzielle Massnahmen – So will der Bundesrat die Invalidenversicherung sanierenDaily MailTrump purge BEGINS: Insiders name scapegoat who the president has already decided will take blame for midterms... as Susie Wiles' devious plot that will ignite Cabinet civil war leaks... and JD Vance sparks a West Wing squabbleCumhuriyetCeltic - Beşiktaş maçı ne zaman, saat kaçta, hangi kanalda? Şifresiz mi?
The Daily Newsstand · Free, Always
Thursday, November 5, 2026

Coup de cœur francophone: un anniversaire et un changement de garde

Translate

Une page se tourne dans la vie culturelle montréalaise : à compter de ce soir et pour les dix prochains jours, le festival Coup de cœur francophone célébrera son 40e anniversaire ainsi que le dévouement de son fondateur et directeur général sortant, Alain Chartrand. Le bâtisseur annonce aujourd’hui le nom de sa successeure à la tête de Coup de cœur francophone, Noémie Laniel, directrice de la programmation du festival depuis trois ans, qui ne doute aucunement de la pertinence renouvelée du rendez-vous chéri des mélomanes francophiles. « Le Coup de cœur, c’est un marathon qui ne souhaite pas de fil d’arrivée », dit de façon poétique Alain Chartrand. Entrevue en forme de témoin passé de l’aîné à sa relève.

Dans les bureaux de Coup de cœur francophone, ni Alain Chartrand ni sa protégée n’imaginent remettre en question la valeur ou la nécessité du festival né, comme le veut la légende que son fondateur se plaît tant à raconter, autour d’un pichet de bière à la défunte taverne LaSalle, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, en 1986.

« La création est une ressource inépuisable, soutient Alain Chartrand. En quarante ans de festival, la difficulté n’a jamais été au niveau de son effervescence ; la difficulté, c’est que cette création se rende jusqu’au public. » Ce défi a donné naissance au festival il y a quarante ans et justifie toujours son existence aujourd’hui, au moment où le milieu se préoccupe de la découvrabilité des œuvres musicales québécoises.

Noémie renchérit : « Notre slogan cette année, c’est : “Quarante ans à regarder en avant” ». À dénicher les meilleures plumes, les plus belles voix, les plus inspirantes histoires d’ici et d’Europe. L’affiche de cette édition anniversaire contient certes quelques rappels de l’histoire du festival (Bori, Marie-Jo Thério, Les Chiens, entre autres), mais ce sont surtout les nouveaux artistes qui lui donnent cette énergie à laquelle chaque événement culturel aspire après autant d’années.

« Depuis quelques années, on entend beaucoup les jeunes artistes célébrer la musique québécoise, abonde Noémie Laniel. Et dans leur appel s’entend le sentiment de communauté » qui anime Coup de cœur francophone depuis ses débuts. « Je trouve que le festival a su demeurer pertinent parce qu’il offre un portrait large de la création. Ce festival est fait de collaborations entre artistes, d’événements spéciaux créés pour l’occasion. C’est ce qui rend le Coup de cœur singulier, ce qui nous distingue des autres événements de l’automne avec lesquels on cohabite. »

Collaboration entre artistes et entre artisans, ajoute Alain Chartrand, fier d’avoir bâti des ponts avec les collègues d’Europe francophone, d’abord, puis du reste du Canada ensuite grâce à la création, en 1995, du Réseau CCF, regroupement de dix associations et organisations implantées dans les communautés francophones du pays et qui facilite la circulation des musiciens francophones — cet automne, les artistes invités à la tournée du Réseau feront escale dans 45 villes, de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, qui accueillera le 18 novembre Lou-Adriane Cassidy, à Whitehorse, au Yukon, où est attendu Damien Robitaille la semaine prochaine. « Le Coup de cœur francophone a des bases solides, consolidées par son réseau », estime la nouvelle directrice générale.

Chapeau bas

Serein, Alain, à l’idée de vivre sa dernière édition de Coup de cœur francophone à titre de directeur ? « Je me sens le cœur rempli, mais léger », répond-il avec ce sens de la formule qui ravit tous ceux qui l’ont côtoyé au cours des quarante dernières années. « Rempli d’une aventure magnifique, rempli d’avoir animé et vécu ce projet, d’avoir travaillé avec des gens passionnés, tout ça autour d’un intérêt commun : la chanson. »

« Je m’intéresse à la chanson parce qu’elle s’intéresse à moi aussi », ajoute le biologiste de formation, que l’attrait pour les rimes et les mélodies a amené jusqu’à s’inscrire au concours du Festival international de la chanson de Granby (il a atteint la finale !) et à composer quelques chansons pour la série culte Passe-Partout.

« Mais tout, rappelle-t-il, a débuté avec l’aventure de la revue Chanson » dans les années 1980, magazine auquel a notamment collaboré le collègue du Devoir Sylvain Cormier. Pierre Larivière, ancien directeur de la maison de la culture Hochelaga-Maisonneuve, rassemble à la taverne LaSalle les forces vives du magazine avec l’idée de mettre sur pied un rendez-vous musical d’expression francophone.

Alain avait laissé flotter l’idée d’une promotion pour sa collègue Noémie, entrée dans le milieu à titre d’agente d’artiste et d’entrepreneuse, directrice de la programmation du festival depuis trois ans : « Ce qui est le fun, c’est qu’on est une petite équipe, explique-t-elle. Alain a cette force de nous consulter beaucoup, de nous impliquer dans les réflexions et les décisions à prendre pour l’avenir du festival. Il laisse beaucoup place à nos idées ».

Le test de son

Ainsi, on reconnaîtra dans la rarissime présence sur scène à Montréal de Richard Desjardins une forme de révérence de l’artiste à l’endroit de l’institution qu’est devenu Coup de cœur francophone, ainsi qu’à son directeur historique. « C’est immense ! », se réjouit Alain Chartrand, fait ces dernières années officier de l’Ordre de la Pléiade par l’Assemblée nationale, membre de l’Ordre du Canada et chevalier de l’Ordre de Montréal. « On se fréquente depuis longtemps, Richard et le Coup de cœur — depuis 1988, alors qu’il assurait la première partie d’Isabelle Mayereau —, et, fort probablement, lorsque je le reverrai dans les loges [vendredi soir], il va encore me reparler de ce show avant lequel il n’avait pas eu assez de temps pour faire son test de son ! »

Richard Desjardins et Alain Chartrand ont traversé le temps ensemble, le festival mettant Abbittibbi à l’affiche, invitant l’auteur-compositeur-interprète à se produire au Spectrum, puis à créer le spectacle Richard Desjardins symphonique, dont on tirera un enregistrement. « Lui qui refuse à peu près toutes les offres, j’imagine qu’il a une sensibilité à propos du festival », dit Alain Chartrand. Pour Noémie Laniel, ces deux concerts du chantre rouynorandien « reflètent bien cet esprit de collaboration qui est celui de Coup de cœur francophone. Le festival était là à ses débuts en solo, c’est une relation qui s’est construite avec le temps et ça [l]’inspire beaucoup ».

Les concerts de Richard Desjardins offerts au Club Soda les 6 et 7 novembre affichent complet, mais le festival Coup de cœur francophone se poursuit jusqu’au 15 novembre.

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.