Le couperet est tombé chez GSK : 1217 cadres et employés sont concernés par une procédure Renault

Pour les syndicats, plusieurs facteurs expliquent les difficultés rencontrées par le groupe, à commencer par la baisse des volumes de production de vaccins. La FGTB estime qu'ils ont reculé d'environ 40% en cinq ans, tandis que certains marchés ont été perdus.
Dans le même temps, GSK se recentre sur des produits à forte valeur ajoutée. "On voit le chiffre d'affaires en croissance, mais les volumes diminuent", résume Jamal Amraoui, délégué principal FGTB pour les ouvriers. Certains vaccins peuvent rapporter davantage avec des volumes moindres. "Mais moins de volumes, c'est aussi moins de travail et moins d'emplois."
Le marché des vaccins a également profondément évolué depuis le Covid. Autrefois largement dominé par quelques grands groupes comme GSK, Sanofi, Merck et Pfizer, il s'est ouvert à de nouveaux concurrents, notamment des sociétés de biotechnologie de plus petite taille.
Les États-Unis pèsent aussi lourd dans l'équation. Selon le délégué FGTB, environ 40% des ventes du groupe y sont réalisées. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, les droits de douane et la volonté de renforcer la production sur le sol américain incitent, selon lui, les groupes pharmaceutiques à y investir davantage. "Pour continuer à vendre là-bas, il faut y avoir un pied-à-terre. On n'est pas dupes", estime-t-il.
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