Les contrats d’énergie vont très probablement augmenter ce mardi 1er septembre : si on veut anticiper, il faut changer ce lundi

C’est une litanie qu’on entend souvent : "le fixe est toujours plus cher". Mais c’est faux.
Il y a un problème avec les contrats variables : quand vous les comparez aujourd’hui, vous ne voyez pas vraiment ce que vous allez payer demain.
Prenons un comparateur de prix. Vous encodez votre consommation, votre région, votre type de contrat. Le comparateur vous donne un montant annuel estimé. Et quasi systématiquement, le variable apparaît moins cher que le fixe.
Le réflexe est alors assez logique : pourquoi payer plus cher pour un fixe alors que le variable est moins cher ?
Parce que le prix du variable affiché aujourd’hui est une estimation. Et cette estimation regarde dans le rétroviseur.
Or, le prix réel d’un contrat variable est calculé selon une formule d’indexation prévue dans le contrat, qui fait notamment intervenir le TTF, souvent en temps réel. Pour établir l’estimation affichée, on utilise les anciennes valeurs. Mais en général pas les toutes dernières !
Si le marché était stable, ce ne serait pas particulièrement problématique. Mais ce n’est pas du tout la situation actuelle.
Pour donner un exemple concret, quelqu’un qui a signé un contrat fixe pour le gaz en mars (comme on l’avait conseillé), a payé beaucoup moins cher son énergie ces derniers mois, que quelqu’un qui est resté en variable. La différence est de l’ordre de 2 cents le Kwh pour août, et elle pourrait augmenter à l’automne. Cela fait près de 350 euros de différence sur un an, pour avoir fixé son prix au bon moment. Et cela, sans compter des augmentations encore probables cet automne et cet hiver…
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