Centrafrique: à Bangui, une journée «ville morte» contre les prix du carburant contrastée

En Centrafrique, la capitale s’est réveillée le 12 octobre 2026 dans une atmosphère contrastée. Les administrations fonctionnent normalement, mais plusieurs établissements scolaires restent fermés et les déplacements sont parfois difficiles. Cette situation intervient après l’appel lancé la semaine dernière par un consortium d’organisations de la société civile en faveur d’une journée « ville morte » pour protester contre la hausse des prix du carburant. Il y a un peu plus d’une semaine, le gouvernement a augmenté de 150 francs CFA le prix des produits pétroliers, une décision justifiée par la crise mondiale du carburant et les difficultés de trésorerie de l’État, selon les autorités.
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Avec notre correspondant à Bangui, Rolf Steve Domia-leu
Très tôt ce lundi matin à Bangui, les fonctionnaires et agents de l’État ont rejoint leurs postes de travail. Dans les ministères et les administrations, la semaine a débuté par la traditionnelle levée des couleurs et l’exécution de l’hymne national de la République centrafricaine.
Mais dans le secteur éducatif, le constat est tout autre. Plusieurs écoles, publiques comme privées, ont gardé leurs portes fermées.
Au centre-ville et dans les grands marchés de la capitale, les activités se poursuivent timidement, l’affluence semblant moins importante que les jours précédents.
De nombreux débits de boissons et restaurants sont fermés, contrairement à l’habitude, même si quelques-uns restent ouverts.
Dans les quartiers populaires, notamment au KM5, à Ouango, à Bimbo et au Combattant, quelques conducteurs de mototaxis continuent de circuler. Certains déplorent toutefois le manque de clients.
Des forces de l’ordre déployées sur les principaux axes
Aux grands carrefours et sur les principales avenues de Bangui, les forces de l’ordre sont visibles à travers des patrouilles et des points de contrôle.
Selon le consortium de la société civile à l’origine de cet appel, la ville morte doit se poursuivre jusqu’à 17 heures.
De son côté, le gouvernement appelle la population à vaquer librement à ses occupations et met en garde les initiateurs contre tout dérapage.
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