Fin d’une saga | Les cols bleus adoptent l’entente avec la Ville de Montréal

Les cols bleus de Montréal ont voté à 78,51 % en faveur de l’entente de principe intervenue ces dernières semaines avec l’administration Martinez Ferrada. Ces 6600 employés municipaux obtiendront finalement une hausse salariale de 23 % sur six ans.
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C’est ce qu’ont confirmé le syndicat et la Ville de Montréal, jeudi, en évoquant « plusieurs avancées importantes pour les travailleurs ». Le vote des membres s’est tenu de façon électronique entre le 25 et le 29 octobre.
Pour la première fois, les syndiqués avaient la possibilité de se faire présenter l’entente par la direction lors de deux assemblées, l’une au Palais des congrès dimanche dernier et l’autre au Rizz, mardi. L’équipe du comité de négociation s’est aussi rendue disponible mercredi pour répondre aux questions.
Outre la hausse salariale, les cols bleus disent avoir obtenu « des améliorations aux dispositions favorisant la conciliation travail-vie personnelle, une meilleure reconnaissance de l’expertise interne ainsi qu’une modernisation du processus de mobilité ».
Du côté de la Ville, on fait valoir qu’un comité sur l’absentéisme et diverses autres mesures pour augmenter la productivité seront mis sur pied. Il s’agissait d’une priorité de la mairesse. L’entente prévoit d’ailleurs aussi un passage de 36 à 37 heures de travail par semaine, ce qui est compris dans la hausse salariale.
« Nous avons réussi à aller chercher un contrat de travail plus que satisfaisant. Nos membres ont fait preuve d’une détermination remarquable tout au long de cette négociation. Aujourd’hui, nous pouvons être fiers du chemin parcouru et des gains que nous avons obtenus collectivement », a soutenu le leader syndical, Nicolas De Ciccio.
Un long processus
Tout cela ouvre maintenant la voie à la signature officielle de la convention collective, prévue en décembre. Cela viendra « clore une négociation longue et difficile », a reconnu jeudi le syndicat.
Une entente de principe était intervenue dès la fin septembre, tout juste avant les Championnats du monde de cyclisme sous route UCI, que le syndicat avait promis de perturber en guise de moyens de pression.
Sans convention collective depuis le 31 décembre 2024, les cols bleus avaient tenu quatre journées de grève en février et en avril. Il s’agissait alors d’une première depuis 2009.
EN janvier, au plus fort des tensions, les cols bleus avaient même volé la vedette lors de l’adoption du premier budget de la nouvelle administration montréalaise lorsque leur irruption dans l’hôtel de ville avait entraîné la suspension de la séance du conseil municipal.
Dès le départ, c’est la proposition d’augmentation salariale mise sur la table par l’administration municipale qui avait été au cœur du litige. On la chiffrait initialement à 11 % sur cinq ans, ce qui est insuffisant aux yeux du syndicat, qui soutenait que d’autres villes signent présentement à 22 % pour la même durée.
« On est fiers de l’entente. […] Nous nous étions engagés à faire preuve de transparence envers nos membres, et c’est exactement ce que nous avons livré », a conclu M. De Ciccio. Représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), les cols bleus de la Ville sont répartis dans environ 180 corps de métier.
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