Le Conseil des femmes francophones de Belgique dénonce l'absence de recensement assuré par l'État belge des féminicides

La Plateforme féministe contre les violences faites aux femmes (PFVFF), à l'origine du dénombrement, a perdu deux de ses trois subventions. La dernière doit prendre fin en décembre, mettant définitivement un terme à ce travail de veille.
L'an dernier, 27 féminicides avaient été recensés grâce à ce dispositif associatif, faute de recensement systématique par les pouvoirs publics. Le CFFB alimentait lui aussi ce décompte en transmettant à la plateforme des informations issues de la presse francophone.
L'ASBL dénonce le retard dans la mise en place du recensement officiel des féminicides, que les autorités belges justifient par "des difficultés juridiques et techniques". "Mais ces difficultés ne peuvent servir d'explication sans fin à l'inaction", s'est-elle indignée, alors que la loi de 2023 ainsi que la Convention d'Istanbul "imposent la collecte de données sur ces violences".
L'organisation appelle les autorités à "garantir un financement pérenne" aux associations, à établir un calendrier "contraignant" pour la mise en œuvre de la loi et à identifier "clairement" les responsabilités, les budgets et échéances liés à ces engagements. "Cette responsabilité ne peut continuer à reposer sur des associations dont les moyens sont sans cesse remis en question", a insisté le CFFB. Le dénombrement des féminicides est indispensable "pour mieux les comprendre, les prévenir et les combattre".
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.