Ixelles : des étudiants occupent toujours un bâtiment de l'ULB

Les étudiants estiment que leur revendication est l'occupation en elle-même: un lieu de rencontres, d'échanges sur les différentes luttes sociales, et de mise en commun de ressources, dont des livres. Ils restent ouverts au dialogue avec l'université et assurent que leur présence ne vise pas à empêcher les cours. L'occupation se veut autonome et horizontale. Les étudiants veulent gérer eux-mêmes l'espace, sans hiérarchie et sur le principe de la gratuité. Le bâtiment compte une cuisine et une salle à manger où des repas gratuits sont distribués, une salle commune pour les réunions et une bibliothèque où chacun a mis ses livres en commun. On y trouve aussi une zone de détente, une salle de sport, et un espace méditatif. Les occupants ont organisé ces derniers jours des "micros ouverts" et des conférences. Une exposition photo sur les mouvements sociaux à l'ULB est également en projet. Les jeunes disent vouloir rendre le bâtiment "plus beau qu'avant".
Un brasero a été installé devant l'entrée, et tout étudiant est le bienvenu à l'intérieur, ont assuré les personnes présentes sur les lieux. Les occupants ont rebaptisé le bâtiment P1, en "Aïcha Aboubaïa", du nom d'une étudiante gazaouie restée bloquée à la frontière après le refus de son visa par les autorités belges, comme 12 autres étudiants bloqués à Gaza. En mai 2024, une autre occupation avait eu lieu dans le bâtiment B de l'ULB, en soutien au peuple palestinien. Les étudiants avaient alors été évacués par la police, après plus d'un mois d'occupation.
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