Le DevoirSan Diego et Montréal, deux orchestres pour un même Rafael PayareBollywood HungamaEXCLUSIVE: Amit Sadh calls his Pratap character “Mike Tyson of police force”; admits BO success matters to him more than ever: “I am told even Instagram followers’ matter. Toh yeh toh box office hai yaar!”PunchNine dead in small plane crash near Trump’s Florida homeInquirerMMDA: Light traffic on major NCR roads on All Souls’ Day morningCNN TürkKimi Antonelli, Formula 1 tarihinin en genç şampiyonu olduSky TG24Le prime pagine dei quotidiani di oggi 2 novembre: la rassegna stampa한겨레공격농구에 흥미진진, 줄부상에 한숨…‘외국인 선수 두 명 동시 출전’이 뒤흔든 1라운드Screen RantThe Battlestar Galactica Franchise Officially Returns In 2027The Hollywood ReporterTallinn Black Nights Fest Turns 30 With New Artistic Director, a Latin American Streak and a Baltic BoomVanguardSolar Installation in Lagos: See Costs and BenefitsGIGAZINE「ポイ活」「プレイするだけで現金ゲット」をうたうアプリの人気が爆増、しかし実際にゲットするまでにとんでもない労力を費やさないといけないDigital Spy5 Emmerdale spoilers for tonight as Joe Tate makes surprising new decisions
The Daily Newsstand · Free, Always
Monday, November 2, 2026

Soins dentaires : pourquoi les remboursements ont-ils bondi de plus de 50% en quatre ans ?

Translate

Même si c'est souvent avec un certain déplaisir que l'on va faire sa visite chez son dentiste, les soins dentaires occupent pourtant une place croissante dans les dépenses de l’assurance maladie. En cinq ans, les remboursements pour des rendez-vous chez les dentistes sont passés de 1 milliard à 1,6 milliard d’euros. Selon les nouveaux chiffres de l’Inami, cela représente une augmentation de plus de 50% entre 2021 et 2025. Dans le même temps, le nombre total de prestations a quant à lui progressé de 16%.

L’écart s’explique sans doute notamment par l’évolution des tarifs et l’augmentation du nombre de bénéficiaires de l’intervention majorée, les patients BIM, joue également un rôle. Pour la Société de Médecine Dentaire (SMD), cette progression traduit surtout et avant tout aussi une amélioration de la couverture des soins. "Plusieurs prestations dentaires ont progressivement bénéficié d’une revalorisation de leurs tarifs, notamment les soins conservateurs, les prothèses amovibles et certains actes de prévention", explique Frédéric Bettens, administrateur et responsable du département de défense professionnelle de l’association.

Il cite également l’amélioration de l’accès aux soins chez les jeunes, le développement du tiers payant et l’arrivée des hygiénistes bucco-dentaires. Quant au rattrapage des soins reportés pendant la crise sanitaire du Covid, son effet serait désormais "très limité", selon lui.

Des remboursements en hausse, pas nécessairement une facture plus élevée pour le patient

Pour comprendre, il faut donc prendre en compte que ces montants correspondent aux dépenses de l’assurance maladie, et non à la totalité des sommes payées aux dentistes. Ils ne permettent donc pas, à eux seuls, de mesurer l’évolution de la facture des patients.

Une meilleure prise en charge peut augmenter les dépenses publiques tout en réduisant la somme à débourser au cabinet. À l’inverse, un supplément d’honoraires payé par le patient ne constitue pas une dépense supplémentaire pour l’Inami.

L’accord dento-mutualiste 2026-2027, qui fixe notamment les tarifs des dentistes conventionnés, retrace plusieurs changements intervenus depuis 2022 : revalorisation de prestations, élargissement des conditions de remboursement et intégration de certains montants auparavant à charge du patient dans les honoraires remboursables.

La répartition du budget évolue également. Selon les éléments transmis par l’Inami, les soins conservateurs - les traitements qui visent à conserver une dent abîmée ou malade, en la soignant plutôt qu’en l’arrachant - représentent 37,3% des dépenses dentaires en 2025, devant les traitements préventifs, à 27%.

© Inami

Plus de 4,4 millions de radiographies en un an

Parmi les postes examinés de près car en forte hausse figurent les radiographies. L’Inami confirme avoir remboursé plus de 4,4 millions de radiographies en 2025, pour un montant de 105,43 millions d’euros. Cela représente une hausse du poste budgétaire de 49% depuis 2021.

Cette évolution pose la question d’une éventuelle surconsommation, sans permettre de déterminer, sur la seule base de ces chiffres, quelle part des examens aurait été inutile.

Frédéric Bettens avance notamment une difficulté liée au transfert des dossiers entre cabinets. "L’historique radiologique ne suit pas toujours facilement le patient, ce qui peut conduire le nouveau praticien à réaliser de nouveaux clichés alors que certains examens existent déjà". La SMD demande une base commune permettant aux praticiens autorisés d’accéder aux radiographies existantes.

De son côté, l’Inami indique étudier la faisabilité d’un échange sécurisé des images et des données associées, afin d’améliorer la continuité des soins et d’éviter des répétitions inutiles. Une mesure est déjà entrée en vigueur. "Depuis le 1er juin 2026, la réglementation relative aux radiographies panoramiques a changé pour les adultes : à partir de 19 ans, le remboursement d’une radiographie panoramique est limité à une fois tous les trois ans, au lieu d’une fois tous les deux ans", précise Isabelle Collin, du service communication de l’Inami.

Cette restriction concerne les panoramiques, et non l’ensemble des radiographies dentaires. Elle encadre leur remboursement, mais ne remplace pas l’appréciation médicale du praticien. "La réalisation d’une radiographie doit avant tout répondre à une indication clinique", souligne Frédéric Bettens.

Le contrôle des gencives désormais intégré à l’examen annuel

Autre prestation sous surveillance budgétaire : l'examen destiné à évaluer la santé des gencives et des tissus qui soutiennent les dents. "Depuis 2009, le recours à cette prestation a progressé en moyenne de 23% par an. Cette forte hausse entraîne une augmentation des dépenses plus rapide que prévu", indique Isabelle Collin.

L’Inami explique avoir d’abord réduit son honoraire de 29,50 euros à 21 euros dans le cadre des économies du budget 2025. Depuis le 1er juin 2026, cet examen (DPSI) est intégré à l’examen buccal annuel pour les personnes de 18 ans et plus.

L’honoraire de cet examen a parallèlement été relevé de 78,58 euros à 82 euros. La SMD reconnaît qu’une partie de la progression de la facturation posait problème. "Cette utilisation anormale s’expliquait effectivement, au moins en partie, par certaines pratiques de facturation insuffisamment contrôlées", affirme Frédéric Bettens.

Il appelle toutefois à ne pas confondre systématiquement hausse des prestations et abus : "Une augmentation de l’activité ou du nombre de prestations ne constitue pas, en soi, la preuve d’une fraude".

Le détartrage mieux remboursé après une interruption du suivi

D’autres changements visent à faciliter le retour chez le dentiste. Depuis 2016, le trajet de soins buccaux lie le niveau de remboursement de certains soins à l’existence de soins dentaires remboursés l’année précédente. L’objectif est d’encourager un suivi régulier. Selon l’Inami, le nombre de personnes qui consultent régulièrement augmente. Mais les bénéficiaires BIM et les personnes de plus de 60 ans restent surreprésentés parmi les patients qui ne remplissent pas les conditions de ce trajet.

Depuis le 1er juin 2026, une règle spécifique au détartrage a été supprimée : celle qui réduisait de moitié son remboursement lorsqu’aucun soin dentaire n’avait été remboursé l’année précédente. Le remboursement du détartrage ne varie donc plus selon ce critère, confirme Isabelle Collin. Ce changement ne signifie toutefois pas la suppression de l’ensemble du trajet de soins buccaux.

Pour Frédéric Bettens, la mesure évite de pénaliser les personnes qui reprennent un suivi. "La prévention reste essentielle, mais elle doit encourager les patients à consulter régulièrement plutôt que constituer un obstacle financier supplémentaire pour ceux qui sont déjà éloignés des soins".

Patients BIM : une protection renforcée, avec des exceptions mieux encadrées

Depuis le 1er juillet 2026, les suppléments d’honoraires sont interdits pour les patients BIM sur les prestations remboursables de soins dentaires et d’orthodontie, que le dentiste soit conventionné ou non.

Il faut cependant distinguer ces suppléments du mécanisme des "tarifs maximaux". Pour certaines prestations considérées comme insuffisamment rémunérées, l’accord autorise des dépassements plafonnés du tarif conventionné. Ces montants peuvent aussi être demandés aux patients BIM, dans les conditions prévues et après leur consentement éclairé.

L’interdiction des suppléments ne signifie donc ni que tous les soins sont gratuits ni qu’aucun montant supplémentaire ne peut être demandé. Pour la SMD, l’enjeu consiste avant tout à protéger les patients tout en tenant compte des coûts de fonctionnement des cabinets dentaires. Frédéric Bettens souligne par exemple l’augmentation des dépenses liées aux équipements, aux matériaux et au personnel, ainsi que le développement de structures regroupant plusieurs praticiens. "L’objectif est de parvenir à une rémunération juste et adaptée à la réalité actuelle pour chaque prestation", résume-t-il.

La réforme de la nomenclature, qui définit les prestations et leurs règles de remboursement, doit notamment répondre à cette question. Selon l’Inami, ses premiers résultats sont attendus pour la fin de 2027.

© Getty

Mieux vaut prévenir que guérir

Améliorer l’accès aux soins tout en évitant les dépenses inutiles : les deux interlocuteurs se rejoignent sur l’importance de la prévention comme vecteur d'économie a long terme.

Les dentistes défendent une prise en charge plus précoce pour éviter que les problèmes bucco-dentaires nécessitent des traitements plus lourds. Elle souligne néanmoins la persistance d’obstacles pour les publics défavorisés, malgré l’amélioration de la couverture des soins.

Reste à mesurer les effets des nouvelles règles. "Il est trop tôt pour évaluer l’effet des mesures entrées en vigueur dans le courant de l’accord 2026-2027", précise Isabelle Collin, plusieurs changements ne s’appliquant que depuis juin.

Dans les réponses reçues, l’Inami n’a pas encore communiqué les dernières données de dépenses pour 2026. Elles devront permettre d’évaluer l’évolution des remboursements après ces changements, au-delà du constat de forte hausse dressé pour la période 2021-2025.

View the original on RTBF Info →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.