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Wednesday, November 4, 2026

Nicolas Marceau ne promet plus l’équilibre budgétaire en 2029

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Le nouveau ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, ne s’engage plus à renouer avec l’équilibre budgétaire en 2029, comme il l’avait promis en campagne électorale, puisque le Parti québécois (PQ) considère que le gouvernement précédent a laissé « la maison en désordre » et qu’Ottawa lui refile des « maux de tête ».

« On travaille beaucoup, en ce moment, à décortiquer les chiffres qui n’étaient peut-être pas si clairs que ça sur l’avenir, dans ce que la CAQ avait présenté. Donc, il y a quelques surprises avec lesquelles on travaille », a déclaré le premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon, à son arrivée à l’Assemblée nationale mercredi.

La veille, il avait écrit sur les réseaux sociaux que le précédent gouvernement laissait « la maison en désordre », forçant ses équipes à « prendre des décisions courageuses » pour résorber le déficit budgétaire.

Son ministre des Finances n’a pas remis en question les chiffres présentés dans le rapport préélectoral de la vérificatrice général, dévoilé en août. Ce type de pratique, en vigueur depuis 2015, doit justement permettre d’éviter les mauvaises surprises à l’arrivée d’un nouveau gouvernement.

M. Marceau a en revanche montré du doigt Ottawa pour expliquer le casse-tête budgétaire qui se présente devant lui. « Je vous ai déjà dit que cette mégadéduction me causait des maux de tête », a-t-il rappelé, en faisant référence à un avantage fiscal annoncé par le gouvernement Carney pendant la campagne électorale québécoise.

Le ministre québécois calcule que cette mégadéduction privera le Québec d’un milliard de dollars en revenus. Mercredi, il n’a pas voulu dire si sa promesse électorale de renouer avec l’équilibre budgétaire en 2028-2029 tenait toujours. « Je vais vous revenir là-dessus », s’est-il contenté de répondre. « Je vous ai dit, déjà, que la mégadéduction causait de graves problèmes au cadre financier », a-t-il insisté.

Des « Tylenol » en provenance d’Ottawa ?

Après une semaine de tensions avec le fédéral, Québec s’est tourné vers Ottawa pour obtenir des « Tylenol » et apaiser ses céphalées. « Les “Tylenol” que j’aimerais retrouver dans le budget de demain, c’est une hausse des transferts en santé notamment », a commencé le ministre Marceau. « On aimerait notamment qu’il y ait un plancher de croissance du transfert en santé de 5 %. » La plus récente entente en santé prévoit des transferts de 900 millions de plus par année, sur 10 ans.

L’élu a aussi demandé le renouvellement rapide de diverses ententes sectorielles en santé, le remboursement de 690 millions en sommes dues pour l’accueil des demandeurs d’asile et, à ce sujet, la mise en place d’« un mécanisme permanent » de remboursement.

Autre demande : que le fédéral « fasse sa part » dans le dossier des infrastructures. « Un vrai transfert en bloc, sans conditions, pour permettre au gouvernement du Québec de travailler sur ses priorités », a détaillé M. Marceau.

À ce sujet, le ministre a dit avoir vu « un sérieux ménage à faire » dans le Plan québécois des infrastructures (PQI), sorte de plan de match du gouvernement en la matière. « Il y a des projets dans le PQI qui sont là depuis des années — des années et des années —, qui ont été inscrits au PQI pour des raisons électorales et qui n’ont pas progressé », a-t-il illustré, en se gardant de confirmer s’il faisait référence au projet de troisième lien entre Québec et Lévis.

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