Femmes au pouvoir : pourquoi les quotas ne suffisent pas en Région wallonne

Les chercheuses préconisent plusieurs pistes comme l’accompagnement des femmes en politique. Mettre en place des dispositifs qui permettraient de renforcer leur confiance, leur sentiment de légitimité et donc leur ambition politique. Cet accompagnement devrait combiner des actions de formation et des dispositifs de mentorat complémentaires (pour favoriser le partage d’expérience et la solidarité, le soutien entre pairs.)
Il faudrait ensuite sensibiliser les acteurs à savoir, ceux qui décident de l’accès aux fonctions politiques et décisionnelles notamment au sein des partis politiques. "On peut créer des outils pour pouvoir repérer des pratiques sexistes. C’est quelque chose qui est lié à l’expérience de l’individu" précise Fanny Sbaraglia.
C’est rarement dans les débats alors que, par exemple, un baromètre de l’expérience vécue pourrait être très intéressant
En Belgique, on a dû mal à parler de politique publique confie cette chercheuse. "C’est rarement dans les débats alors que, par exemple, un baromètre de l’expérience vécue pourrait être très intéressant. D’autres pays l’ont prouvé." La Nouvelle-Zélande a mené une grande enquête auprès des fonctionnaires et cela a permis de récolter des données sur l’expérience des femmes et identifier au mieux leurs besoins.
L’étude prône aussi la transformation des pratiques. Elle suggère une réglementation des comportements avec par exemple des codes de civilité mais aussi le financement des pratiques innovantes.
Des logiques de label pourraient aussi être mises en place permettant d’identifier et de valoriser les organisations engagées. En France, le "Label Egalité professionnelle entre les hommes et les femmes" instauré en 2004, vise à améliorer l’égalité et la mixité au sein des organisations publiques et privées.
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