On a frôlé le drame à Trooz : une famille entière, dont un bébé de six jours à peine, a été sauvée in extremis, « le lendemain, personne ne se serait réveillé ! »

Tout commence par un malaise. Dimanche, la fille d’Isabelle, revenue vivre chez ses parents en juillet et maman d’une petite fille née le 26 octobre, souffre de violentes douleurs au ventre. « Elle ne tenait plus debout, je la voyais devenir de plus en plus blanche. Donc je dis : moi, j’appelle l’ambulance. »

Avec le retour du froid, les appareils de chauffage reprennent du service, et le risque d’intoxication au monoxyde de carbone avec eux. Ce gaz toxique ne se voit pas, ne se sent pas et n’a aucun goût.
Chaque année, il fait plus de 1.000 victimes en Belgique. Il peut s’échapper de tout appareil dont la combustion est défaillante : poêle à bois, à pellets ou à charbon, feu ouvert, chaudière au gaz ou au mazout, chauffe-eau. Pour limiter les risques, les pompiers donnent quatre conseils. Il faut faire entretenir régulièrement ses appareils et contrôler ses conduits de cheminée par un professionnel. Il faut aussi aérer les pièces, même en plein hiver, et ne jamais obstruer les grilles de ventilation.
Enfin, il est recommandé d’installer chez soi un détecteur de CO en bon état de marche. Certains signes doivent alerter : maux de tête, nausées, vertiges ou fatigue inhabituelle. Au moindre doute, il faut quitter les lieux immédiatement, n’ouvrir les fenêtres que si cela peut se faire sans danger, et composer le 112 une fois dehors.
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