Quatre ans de prison et cinq ans d'inéligibilité requis contre Rachida Dati pour corruption

Ces réquisitions, si elles étaient suivies par le tribunal lorsqu'il rendra sa décision dans quelques mois, feraient immédiatement perdre à Rachida Dati son mandat de maire du VIIe arrondissement et empêcheraient son retour dans la magistrature, au sein de laquelle elle vient d'être réintégrée et est actuellement en attente d'un poste.
L'ancienne députée européenne est jugée pour recel d'abus de pouvoir et d'abus de confiance, corruption et trafic d'influence passifs par personne investie d'un mandat électif public au sein d'une organisation internationale, le Parlement européen.
Elle est soupçonnée d'avoir perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil actées dans une convention d'honoraires signée le 28 octobre 2009 avec RNBV, filiale de l'alliance Renault-Nissan, mais sans avoir réellement travaillé, alors qu'elle était avocate et députée européenne (2009-2019).
Contre l'ex-PDG de Renault Carlos Ghosn, en fuite au Liban et jugé en son absence, le parquet a requis quatre ans de prison avec maintien du mandat d'arrêt.
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