Quatre choses à savoir sur le procès intenté contre Snapchat

Snapchat se retrouve sur la sellette chez nos voisins du Sud : il devra faire face à un jury contre des accusations de dépendance chez les jeunes. Voici des éléments à savoir sur cette nouvelle fronde contre les réseaux sociaux.
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Qu’est-ce que Snapchat ?
Snapchat est un réseau social américain, utilisé sur téléphone mobile, dont le concept principal est le partage de contenu éphémère : le contenu envoyé disparaît quelques secondes après sa consultation par le destinataire. Cette application est destinée à un public de 13 ans et plus.
Selon Snapchat, les utilisateurs âgés de 13 à 17 ans ne peuvent communiquer qu’avec les amis qui se sont mutuellement acceptés ou avec ceux qui font déjà partie de leurs contacts téléphoniques.
En septembre 2024, l’application comptait 443 millions d’utilisateurs quotidiens actifs.
Pourquoi ce réseau doit-il se présenter devant jury ?
Deux plaignantes, âgées de 16 et 18 ans, estiment que le défilement sans fin (doomscrolling), les Streaks (une fonction de Snapchat qui mesure le nombre de jours consécutifs pendant lesquels deux utilisateurs s’échangent des photos ou des vidéos) et d’autres fonctionnalités des plateformes de médias sociaux les avaient rendues dépendantes et avaient nui à leur santé mentale.
Leurs plaintes visent également le réseau Instagram (Meta). TikTok (ByteDance) et YouTube (Alphabet) se trouvaient également dans leur collimateur, mais des ententes à l’amiable ont été signées entre les parties. Meta, aussi propriétaire de Facebook, s’est entendu avec la plaignante de 16 ans avant la sélection du jury.
« La santé mentale d’un jeune est façonnée par de nombreux facteurs », a fait valoir Meta, selon qui la plaignante a « bien plus utilisé TikTok qu’Instagram ou Facebook ».
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À quoi peut-on s’attendre dans ce procès ?
Selon les avocats des plaignantes, les dirigeants de Meta et de Snapchat, Mark Zuckerberg et Evan Spiegel, sont attendus à la barre à la mi-novembre. Adam Mosseri, d’Instagram, sera également appelé à témoigner.
Le procès devrait se tenir jusqu’à la mi-décembre à Los Angeles, en Californie. Les parties ont l’option de s’entendre avant le verdict.
Ce procès pourrait intensifier la surveillance des plateformes sociales, alors que de nombreux intervenants s’inquiètent de leurs effets sur les jeunes.
En parlant des effets, quels sont-ils ?
Plusieurs points de vue de psychologues de part et d’autre de la frontière ont été publiés au cours des dernières années.
Dans un sondage du Pew Research Center publié en 2024, près de la moitié des adolescents américains âgés de 13 à 17 ans interrogés ont déclaré être en ligne la vaste majorité du temps.
Au Québec, l’Institut national de santé publique a aussi publié en 2024 un texte indiquant que « la consommation intensive de certains contenus, de médias sociaux ou d’applications sur écrans est associée à des problèmes d’estime de soi et à de l’anxiété liée à l’image corporelle et aux troubles alimentaires1 ».
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