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Tuesday, September 8, 2026

« Nous ne pouvons évidemment pas nous satisfaire de ces résultats » : le PS presse l’Arizona à soutenir les enseignants

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La ministre cite en exemple les résultats obtenus par les élèves en Estonie.
La ministre cite en exemple les résultats obtenus par les élèves en Estonie. - D.R.
Journaliste à la Rédaction générale

Face à ces résultats et à leur interprétation, la ministre Valérie Glatigny estime que plusieurs choix politiques récents sont confortés. Elle cite notamment l’interdiction de l’usage récréatif des smartphones à l’école et défend l’allongement de trois à quatre ans de la formation initiale des enseignants, dont la première cohorte sortira en 2027. « On fait le pari de la qualité sur le long terme », assume-t-elle. Le mentorat des jeunes enseignants, le renforcement des apprentissages de base ou encore le « test CLÉ » en quatrième primaire s’inscrivent dans la même logique. Ce dernier doit éviter que des enfants poursuivent leur scolarité avec des lacunes importantes en lecture, écriture ou calcul.

Mais il reste du travail. Et notamment sur le climat dans les classes. La comparaison avec l’Estonie, deuxième au classement PISA, est spectaculaire : dans ce pays, 9 minutes sur 100 sont consacrées au maintien de la discipline et au climat scolaire, contre 21 en Fédération Wallonie-Bruxelles. « Un cinquième du temps de cours est consacré au maintien de l’ordre plutôt qu’à l’enseignement proprement dit », déplore la ministre.

Améliorer la discipline ne signifie pas multiplier les sanctions, selon Valérie Glatigny, qui s’appuie précisément sur l’Estonie. « On pourrait se dire que la discipline, c’est un ensemble de règles avec des punitions, etc. Ce n’est pas du tout comme ça que c’est conçu en Estonie », explique-t-elle. Le modèle consiste au contraire à ne pas opposer discipline, exigence académique et bien-être des élèves.

L’objectif serait donc de demander davantage aux élèves tout en leur garantissant un environnement serein. Pour l’aspect « exigence », Valérie Glatigny rappelle le relèvement des seuils de réussite de 50 à 60 %. « En envoyant un signal d’exigence aux élèves, on espère qu’ils vont mobiliser leur motivation. Mais en parallèle, 25 millions d’euros ont été réinjectés dans l’accompagnement personnalisé, avec la possibilité de renforcer le soutien dans les classes, y compris via du co-enseignement. »

Exigence et bien-être

En matière d’environnement serein, on retrouve évidemment le volet relatif à la lutte contre le harcèlement. Mais il y a aussi la volonté de mieux préparer les enseignants à gérer les dynamiques de groupe et les comportements difficiles. La ministre n’exclut d’ailleurs pas qu’il faille renforcer encore cet aspect dans leur formation initiale.

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L’allongement de celle-ci de trois à quatre ans permettra déjà aux futurs enseignants d’effectuer un stage de longue durée en dernière année et donc d’apprendre davantage « in situ à gérer une classe ». Des formations continues à la gestion du climat scolaire existent également, mais leur renforcement doit être examiné.

Autre préoccupation : l’absentéisme scolaire, en hausse depuis 2022. Pour éviter que les absences répétées ne se transforment en véritable décrochage, un décret adopté avant l’été prévoit d’intervenir plus rapidement. Alors que l’alerte n’était jusqu’ici déclenchée qu’à partir de 30 demi-jours d’absence, un courrier est désormais envoyé aux parents dès 9 demi-jours. Les centres PMS interviennent après 10 jours dans le fondamental et 15 dans le secondaire.

« L’idée, c’est d’essayer de tirer la sonnette d’alarme plus tôt pour éviter qu’un décrochage ne s’installe », explique la ministre. L’objectif est également de réimpliquer plus rapidement les familles dans le suivi scolaire. Valérie Glatigny envisage par ailleurs une collaboration avec le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin afin de permettre à « des agents de quartier de prendre contact avec les familles » des jeunes qui ne se présentent pas.

D’après la circulaire PLP41 du 14 mai 2026, il est ainsi prévu de disposer d’un « référent école » au sein de la police locale. Celui-ci serait en lien avec chaque école afin de pouvoir intervenir rapidement si des signaux montrent que c’est nécessaire.

Les réseaux sociaux et le numérique

Dernier chantier majeur : les réseaux sociaux et le numérique. La ministre estime que les usages numériques fragmentés – comme le fait de scroller – découragent la lecture longue et les tâches intellectuelles complexes. Valérie Glatigny plaide donc pour un usage raisonné des nouvelles technologies, ce qui est aussi l’un des objectifs des deux périodes supplémentaires dédiées au numérique introduites dès cette année en première secondaire.

Que ce soit par les mesures annoncées ou celles à venir, Valérie Glatigny entend « casser la spirale négative ». Pour y arriver, elle compte sur l’ensemble des partenaires autour de la table. Elle a notamment décidé de relancer un comité d’avis pour renforcer le dialogue en amont des réformes et permettre davantage de prévisibilité. Elle a lancé l’initiative Lab’École pour permettre aux membres de la communauté éducative de partager leur expérience et leurs propositions pour l’avenir de l’école, au sein de dix panels de discussion et d’un sommet collaboratif.

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