Mons-Borinage : faut-il vraiment ramasser les poubelles chaque semaine ?

90% des gens n’ont plus besoin qu’on collecte leurs déchets toutes les semaines
Pour Ipalle, réduire la fréquence de collecte des résiduels ne revient donc pas à réduire le service rendu aux citoyens : "Le passage à la collecte toutes les deux semaines, ce n’est pas une diminution du service aux citoyens, mais plutôt une adaptation du service à l’évolution de la production générale de déchets. 90% des gens n’ont plus besoin qu’on collecte leurs déchets toutes les semaines", résume la porte-parole.
C’est aussi un incitant à mieux trier ses déchets
Le passage à une collecte toutes les deux semaines fonctionnerait même dans les deux sens : il pousserait aussi les ménages à mieux trier, en particulier les déchets organiques, séparés du sac résiduel depuis que la loi l’impose. "Passer à une collecte toutes les deux semaines, c’est aussi un incitant à mieux trier ses déchets, notamment pour les déchets organiques, les déchets alimentaires. Les gens vont éviter de les garder pendant deux semaines dans leur sac-poubelle, et donc vont plus facilement les trier, comme l’impose d’ailleurs la loi maintenant", poursuit Charlotte Daneau.
Côté chiffres, l’intercommunale dresse aussi ce constat : en 2025, neuf communes de sa zone sont passées sous la barre des 100 kilos de déchets résiduels par habitant et par an. Huit d’entre elles pratiquent déjà la collecte toutes les deux semaines.
Reste que l’espacement des collectes n’explique pas tout. Le prix du sac-poubelle, la mobilité des habitants ou encore la proximité d’un recyparc ou d’un point d’apport volontaire (PAV) pèsent aussi dans la balance, avec de fortes disparités d’une commune à l’autre. Certaines en comptent plusieurs, d’autres ne mettent à disposition que deux ou trois PAV sur des kilomètres carrés.
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