Guerre en Ukraine : à Kiev, la population passe plus de temps sous alerte aux bombardements que l'inverse

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La guerre des drones supersonique : les frappes russes s'enchaînent à un rythme infernal
Face à ces attaques, la fuite devient de plus en plus impossible. Certains drones volent à plus de 500 km/h. Une vitesse supersonique qui leur permet d'échapper aux interceptions.
À l’approche de l’hiver, les sites énergiques sont particulièrement visés. Selon Maurine Mercier, ces attaques sont frénétiques : "En 2023, au tout début de la guerre, on comptait 114 sites énergétiques bombardés. On trouvait déjà ça impressionnant, on s’inquiétait pour l’Ukraine. Cette année, on en est à environ 2000 et l’année n’est de loin pas terminée. Aujourd’hui, il fait encore 20 degrés, mais l’hiver, on le sent, sera épouvantable au bombardement".
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L’hyper-vigilance des habitants de Kiev
Pour les habitants, les bombardements sont devenus une source d’angoisse et de désespoir. Ils doivent constamment être préparés à une attaque, témoigne notre correspondante à Kiev : "À chaque alerte, vous voyez ces gens qui ne peuvent pas s’empêcher de scruter le ciel. Ça ne sert à rien. Ces drones sont si rapides que lorsqu’ils frappent, on n’a pas même le temps de se plaquer au sol. C’est irrationnel, mais ces réactions, ça raconte le niveau de stress".
Ceux qui peuvent se permettre de quitter la ville vont habiter ailleurs, plus à l’ouest du pays. La plupart redoutent l’hiver dans la capitale où les coupures d’eau et d’électricité sont courantes : "La vie quotidienne s’est déjà transformée en vrai casse-tête. À l’échelle de la ville entière, on voit se dessiner pour cet hiver les contours d’une possible crise humanitaire".
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de ce reportage dans le podcast de Matin Première.
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