Ni les plus sportifs ni les « mieux nés » : ceux qui restent en forme après 70 ans partagent 3 habitudes

Pourquoi certaines personnes restent-elles autonomes et en bonne santé après 70 ans, quand d'autres voient leurs capacités décliner rapidement ? Est-ce une question de gènes ? De nombreux chercheurs se sont penchés sur ces questions, et leurs résultats suggèrent que certaines habitudes sont clairement favorables à un vieillissement harmonieux.
C'est le cas du maintien d'une activité physique, notamment de la préservation des capacités musculaires. La Newcastle 85+ Study, qui a suivi 636 volontaires de plus de 85 ans durant presque 10 ans, et dont les résultats ont été publiés dans Age and Ageing, révèle par exemple que les personnes qui parviennent à augmenter leur force de préhension -capacité de la main et de l'avant-bras à saisir, serrer et retenir un objet - ont un risque plus faible de mortalité.
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L'alimentation joue également un rôle fondamental, notamment la consommation de protéines. Une étude publiée dans le Journal of the American Geriatrics Society, dans laquelle des chercheurs ont suivi près de 2 000 adultes âgés en bonne santé durant 6 ans, montre, elle, qu'un apport protéique inférieur à 1 g/kg de poids corporel par jour est associé à une moins bonne mobilité.
Troisième facteur qui pourrait bien améliorer le vieillissement en bonne santé : le sommeil. Des chercheurs ont suivi 88 975 personnes durant 7 ans et montré, dans un article publié dans eLife, que plus les horaires de sommeil sont réguliers, plus la mortalité est faible.
Des associations solides, mais pas de recette miracle
Attention toutefois : ces études mettent en évidence des corrélations, pas une relation de cause à effet. En d'autres termes, il ne suffit probablement pas d'avoir plus de force, de manger plus de protéines et de dormir à des horaires fixes pour vieillir en bonne santé. Par exemple, une étude menée sur les effets de la combinaison d'une complémentation protéique avec des exercices musculaires en résistance dont les résultats ont été publiés dans The Journal of Nutrition, Health & Aging n'a montré aucun effet particulier.
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En réalité, le bon vieillissement semble dépendre de la combinaison de plusieurs facteurs :
- l'équilibre nutritionnel global (alimentation à dominante végétale, consommation accrue de graisses insaturées trouvées par exemple dans les huiles végétales, absence de viandes transformées et de sel) ;
- la santé mentale et l'état psychologique (engagement dans des activités sociales, optimisme et absence de dépression, stimulation intellectuelle...) ;
- et bien sûr le fait de ne pas fumer et de garder la ligne.
Ce serait donc moins à une affaire de chance que de bonnes habitudes à préserver !
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