Les Restos du Cœur de Liège face à une vague de plus en plus importante de nouveaux bénéficiaires

Face à cet afflux de plus en plus important, son directeur se questionne : faudra-t-il dédoubler les services ? Comment réagir face aux nouvelles vagues qui arrivent ? "Le profil du bénéficiaire type du Resto du Cœur il y a 20 ans, c’était un homme isolé, quarantaine d’années, SDF. Maintenant, on accueille des mamans solos, des parents avec revenus mais qui plongent malgré tout dans la précarité. Des personnes dont on n’aurait jamais imaginé qu’elles doivent faire appel au Resto du Cœur", indique Bob Balbourg.
D’autres arrivent ici suite à un accident de la vie, comme ce bénéficiaire, ancien indépendant qui a perdu son emploi et sa famille après avoir touché à la drogue : "C’est une fameuse gifle que je me suis prise en passant le portail parce que ça me renvoie à ce que je suis devenu aujourd’hui. Ce n’est pas facile à accepter. En même temps, avoir faim, c’est terrible. Les Restos du Cœur sont là vraiment au bon moment. Maintenant je sais ce que c’est. Je vais par ailleurs me faire prendre en charge pour mon addiction", confie-t-il.
L’aide alimentaire explose. La question de devoir se limiter uniquement à la très grande précarité comme les personnes SDF ou les personnes sans-papiers, et donc laisser certaines personnes sur le bas de la route, est sur la table. Cela pourrait être la solution pour permettre dans le futur d’être toujours capable de répondre à tous les services offerts aux bénéficiaires, estime Bob Balbourg. Ces témoignages prouvent toutefois que les Restos du Cœur sont devenus indispensables pour un bon nombre de Liégeois.
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