Lustin : immersion souterraine dans le trou d’Haquin à l’occasion des journées nationales de la spéléologie

Il faut marcher quelques centaines de mètres puis s’enfoncer dans un petit bosquet pour accéder à l’entrée du Trou d’Haquin. Ce site exceptionnel compte plus de trois kilomètres de galeries souterraines. Ce samedi une dizaine de novices s’y aventurent encadrés par des spéléologues du club carolo les Sus-Pendus. Dès l’entrée une première difficulté se présente : un passage vertical assez glissant de trois mètres : "C’est vrai que c’est un peu frontal " reconnaît Fabrice Dotreppe le responsable du groupe. " En même temps, ça nous permet aussi de mettre directement les gens en condition et de voir si ça va aller. Et s’ils ont trop peur, on est à côté de la sortie. Si vraiment il y a une difficulté, on peut faire demi-tour."
Une bonne demi-heure plus tard, les apprentis spéléologues se retrouvent face à la boîte aux lettres, le passage le plus compliqué du parcours. " C’est assez étroit, mais on n’est pas dans des conditions extrêmes ", rassure Fabrice Dotreppe. " J’ai déjà vu des gens de plus de 130 kilos passer. En fait, la difficulté, c’est que cette boîte aux lettres se décompose en trois parties. Il y a d’abord une petite galerie horizontale de 3 mètres de long. Et puis, une fois qu’on rentre dedans tête à première, on se retrouve dans une partie verticale de 2,50 mètres. Ça part alors en diagonale et on ne voit pas où on va. Et donc, l’idée, c’est de se retourner, de descendre les jambes premières entre deux failles. Ça peut être un peu impressionnant la première fois. "
Ces initiations organisées chaque année ont notamment pour objectif d’attirer de nouveaux adeptes vers une discipline qui reste très confidentielle. En Wallonie elle compte à peine 850 pratiquants.
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