The Jerusalem PostPalestinian election candidate warns West Bank could ‘explode’ unless Israel releases tax fundsESPN Deportes¿Quién es el hacker que destapó el dopaje financiero del Man. City?InquirerUnhealthy air quality for sensitive groups in parts of Metro Manila – DENRRTP DesportoEm ambiente conturbado. Portugal defronta Dinamarca após saída de Cristiano RonaldoESPNJoey Porter Jr. traded: What move means for Cowboys, SteelersDaily MaverickLOCAL ELECTIONS 2026: Navigating ballots, candidates, and wards: Your guide to the 2026 local government electionsScreen RantFlorence Pugh's Miniseries Based On 74-Year-Old Masterpiece Is Now Streaming On NetflixNumeramaSpaceX lance Crew-13 : suivez en temps réel le voyage le plus rapide de l’histoire vers l’ISSCBS NewsSupreme Court to hear dispute over Trump's mandatory detention policyNational PostHigh-speed rail costs could reach $113 billion, 25% more than estimated, PBO warnsRFILa dette des États flambe sur fond de crise énergétique et d'inflationVilaWeb“Tot va ser ajustat al protocol”: l’inspector de la policia espanyola justifica el tret a l’ull a Roger Español
The Daily Newsstand · Free, Always
Thursday, October 1, 2026

Une Américaine mise à mort survit au protocole d’injection létale dans le Tennessee

Translate

Une enquête est ouverte et les exécutions sont suspendues dans le Tennessee après l’échec, sans précédent aux États-Unis, de la mise à mort d’une condamnée qui a survécu au protocole d’injection létale.

L’état de santé de Christa Pike, 50 ans, n’était pas connu jeudi matin après cette exécution avortée la veille.

« Christa est soignée dans un hôpital à proximité » de sa prison, ont seulement fait savoir ses avocats.

Le gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, a suspendu les exécutions encore prévues cette année dans cet État du sud des États-Unis et ordonné l’ouverture d’une enquête confiée à un tiers.

« L’application d’une peine prononcée légalement fait partie des responsabilités les plus graves de l’État, et les habitants du Tennessee s’attendent à ce qu’elle soit menée de manière […] efficace », a justifié M. Lee dans un communiqué.

« De toutes les exécutions ratées auxquelles nous avons assisté dans les temps modernes, celle-ci est la pire », a commenté Robin Maher, directrice du Centre d’information sur la peine capitale (DPIC), une organisation qui fait référence aux États-Unis.

« C’est sans précédent », a-t-elle ajouté, citée par le New York Times.

En mai dernier, le gouverneur Lee avait accordé un sursis d’un an à un autre condamné à mort, car le personnel chargé de l’exécuter n’avait pu trouver la veine pour procéder à l’injection.

Christa Pike, condamnée pour meurtre en 1996, devait être la première femme exécutée depuis plus de deux siècles dans le Tennessee, un État parmi la grosse vingtaine où la peine capitale est encore en vigueur.

Elle respirait toujours

Selon des témoins de l’exécution et ses avocats, Mme Pike a continué à respirer et à ronfler de façon audible après deux injections de pentobarbital censées la tuer.

« Plusieurs fois, elle a regardé dans la pièce. À un moment, elle a demandé à des responsables de la prison si elle était censée se sentir comme ça », a raconté sur CBS News Kim Chandler, une journaliste de l’agence Associated Press présente.

« Nous ne tirons aucune satisfaction du fait d’avoir eu raison, mais les préoccupations soulevées par Mme Pike se sont avérées fondées : difficulté d’accès aux veines, veines rompues, pentobarbital dégradé, absence de soins médicaux d’urgence lorsque les choses tournent inévitablement mal, le tout sous l’égide d’un protocole qui demeure enveloppé de secret », ont dénoncé ses avocats.

Le pentobarbital est un puissant barbiturique utilisé à fortes doses dans les euthanasies vétérinaires, mais aussi dans l’aide au suicide dans les pays où cette pratique est légale.

La Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, avait autorisé mercredi l’exécution de Christa Pike, annulant un sursis accordé dans la matinée par une cour d’appel fédérale.

Une heure avant l’horaire initialement prévu pour l’exécution, cette cour d’appel avait voulu se donner le temps de trancher sur la recevabilité d’un recours de la défense focalisé sur les violences sexuelles subies dans son enfance par la condamnée.

L’État du Tennessee avait reconnu pour la première fois ces violences en août, sans infléchir sa position.

18 femmes exécutées depuis 1976

La dernière exécution d’une femme aux États-Unis remonte à celle en 2023, dans le Missouri, d’Amber McLaughlin, également la première femme transgenre exécutée dans le pays.

Depuis son rétablissement en 1976, la peine capitale a été appliquée à 18 femmes aux États-Unis, soit à peine plus d’1 % des exécutions, selon le DPIC.

L’exécution de Mme Pike devait être la 30e depuis le début de l’année dans le pays, dont 16 pour la seule Floride. Toutes ont été réalisées par injection létale.

Le gouverneur Lee avait refusé lundi de commuer la peine de Christa Pike.

Cette dernière a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades de formation professionnelle, dans une affaire de rivalité amoureuse.

Elle-même était âgée de 18 ans à l’époque. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.

Début septembre, des experts mandatés par l’ONU avaient appelé à commuer sa peine.

Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.

La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l’Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions.

Le président Donald Trump est un fervent partisan de la peine capitale, appelant à son plus large usage pour les « crimes les plus graves ».

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.