Policier tué à Jette: le tribunal révoque le sursis de l’un des suspects
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M.CZ, MDV
Source: Avec Belga
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📌 Ce que l’on sait
• Un policier a été mortellement blessé par balle à Jette lors de l’interception d’un véhicule volé. Il s’appelait Nordine El Talbi, était âgé de 41 ans et était membre de la Brigade anti-agression (BAA).
• Au total, six suspects ont été arrêtés, en Belgique et à l’étranger, tous connus pour des faits de trafic de stupéfiants.
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17:15
Le tribunal révoque le sursis de l'un des suspects
Le tribunal correctionnel francophone de Bruxelles a révoqué vendredi le sursis probatoire obtenu par S.E.A. dans deux condamnations pour des faits de stupéfiants, datant de 2024 et 2025. Le tribunal a estimé que cet individu, qui figure parmi les suspects maintenus en détention préventive dans le cadre de l'enquête sur la mort de l'inspecteur de police Nordine El Talbi, n'avait pas respecté les conditions imposées en 2024 et en 2025 par le tribunal de première instance de Bruxelles.
Ses deux condamnations, à 18 mois et à quatre ans d'emprisonnement, seront dès lors mises à exécution. La défense de S.E.A. a déjà signalé qu'elle ferait appel de la révocation du sursis.
Pour motiver sa décision, le tribunal a cité vendredi un manque de clarté dans les "intentions" de recherche d'emploi de S.E.A. Ce dernier aurait dû prouver une meilleure recherche d'emploi depuis 2024, d'après le juge correctionnel, se référant aux conditions probatoires du jugement prononcé le 29 mai 2024. S.E.A. a également omis de se rendre à une convocation de son assistante de justice. Il se serait aussi rendu à l'étranger sans avertir cette dernière.
L'homme a également consommé des stupéfiants après 2025, a ajouté le tribunal, en se référant cette fois aux conditions probatoires du second jugement pour faits de stupéfiants.
S.E.A. n'a pas exprimé un mot. Vendredi dernier, à l'occasion de son premier passage devant le même juge pour défendre le respect de ses conditions probatoires, il avait affirmé publiquement, et avec force, être innocent dans la mort de l'inspecteur Nordine El Talbi. Telle une "cocotte-minute", il avait presque explosé à l'audience, quatre jours après son arrestation à Jette, sur le lieu de l'homicide.
13:59
21 octobre 2026
Le débat sur les conditions probatoires du suspect S.E.A. s'est "bien déroulé"
L'audience consacrée aux conditions probatoires du suspect S.E.A. s'est "bien déroulée" mercredi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, d'après Me Sophia Robillard, l'une de ses avocates.
L'homme, qui figure parmi les sept suspects concernés par l'enquête sur la mort de l'inspecteur de police Nordine El Talbi, devait s'expliquer mercredi sur le respect des conditions probatoires obtenues dans deux condamnations précédentes, pour des faits de stupéfiants. Il a été condamné à quatre ans et à 18 mois d'emprisonnement avec sursis, à condition qu'il recherche un emploi et cesse la consommation de stupéfiants.
La défense de S.E.A. argumente - dossier volumineux à l'appui - que ces conditions sont remplies. Le procureur du Roi estime le contraire et demande la révocation du sursis probatoire obtenu par ce prévenu dans ces deux affaires précédentes.
Le tribunal, qui siège ici en procédure accélérée, a pris l'affaire en délibéré et se prononcera vendredi à 14h00.
En parallèle, la chambre du conseil de Bruxelles a prolongé lundi le maintien en détention préventive de ce suspect pour une durée d'un mois, dans le cadre de l'enquête sur la mort de l'inspecteur de police Nordine El Talbi.
Mercredi, le suspect S.E.A. ne s'est pas exprimé publiquement sur les faits survenus à Jette dans la nuit du 12 au 13 octobre et pour lesquels il soutient être un témoin privilégié, plutôt qu'un potentiel coupable.
Vendredi, à l'occasion de son premier passage devant le tribunal correctionnel pour ses conditions probatoires, il avait lu avec énormément d'intensité une lettre pour clamer son innocence dans la mort de Nordine El Talbi, malgré son arrestation et sa détention préventive dans ce dossier.
13:58
21 octobre 2026
La détention de l'homme ayant signalé le carjacking à Tubize prolongée d'un mois
La chambre du conseil de Bruxelles a prolongé d'un mois la détention préventive de l'Anderlechtois qui a signalé le vol de son véhicule à Tubize, le lundi soir de la semaine dernière, a indiqué le parquet de Bruxelles. La localisation de cette voiture à Jette a ensuite conduit à l'intervention au cours de laquelle l'inspecteur Nordine El Talbi a été tué. L'avocat du détenu, Me Frank Discepoli, annonce faire appel.
L'homme, né en 1991, a appelé la police de la zone de l'Ouest du Brabant wallon vers 23h10, affirmant avoir été agressé par trois ou quatre personnes qui lui avaient dérobé sa voiture avec violence. La plaque a été immédiatement signalée. Les caméras ANPR et le système de localisation du véhicule ont permis de le retrouver à Jette. Nordine El Talbi a été abattu alors qu'il s'en approchait pour effectuer des vérifications.
Selon Me Discepoli, son client avait loué le véhicule et a été victime d'un carjacking devant le domicile de sa mère à Tubize. "Les faits ont aussi été filmés par des caméras de surveillance", affirme-t-il.
L'avocat explique que son client a été placé sous mandat d'arrêt parce que le parquet estime que la drogue découverte dans le véhicule lui appartenait ou qu'il était impliqué dans une transaction de stupéfiants ayant mal tourné.
L'intéressé le conteste formellement. Son conseil souligne que les stupéfiants ont été retrouvés plusieurs heures après le vol et pourraient appartenir à quelqu'un d'autre. Selon lui, les perquisitions chez son client et sa mère, ainsi que la première analyse des données téléphoniques, n'ont révélé aucun indice de trafic.
La défense a demandé sa remise en liberté, sans l'obtenir.
09:45
21 octobre 2026
Le parquet appelle à la prudence sur le rôle des suspects
Le parquet de Bruxelles a rappelé mercredi qu'il n'est pas possible, à ce stade de l'enquête sur la mort de l'inspecteur de police Nordine El Talbi, de déterminer avec certitude le rôle exact de chacun des suspects. Il a réagi à des articles de presse affirmant que l'auteur du tir mortel serait un mineur interpellé à Paris.
Lors de sa conférence de presse du dimanche 18 octobre, le procureur du Roi Julien Moinil a confirmé l'implication d'un mineur parmi plusieurs suspects dans ce dossier, rappelle le ministère public. "L'enquête doit pouvoir se poursuivre dans la sérénité et le respect des nécessités de l'instruction", souligne-t-il.
Le procureur a annoncé dimanche l'interpellation d'un suspect dans une gare parisienne et de trois autres à Almería, en Espagne. Deux suspects ont déjà été placés sous mandat d'arrêt en Belgique.
22:07
20 octobre 2026
Un mineur interpellé à Paris, placé dans un centre fermé pour mineurs
Le suspect interpellé à Paris dans le cadre de l'enquête sur la mort de l'inspecteur de police Nordine El Talbi est un mineur, confirme le cabinet de la ministre en charge de l'Aide à la jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Lescrenier, après que la RTBF a publié l'information. Une place a déjà été trouvée pour le jeune homme dans un centre fermé pour mineurs, même s'il n'a pas encore été extradé de France vers la Belgique.
Le procureur de Bruxelles, Julien Moinil, avait annoncé dimanche lors d'une conférence de presse qu'un suspect avait été interpellé dans une gare parisienne et que trois autres l'avaient été à Almería, en Espagne. Ceux-ci s'ajoutaient aux deux suspects déjà placés sous mandat d'arrêt en Belgique. Le procureur avait précisé qu'il s'agissait de cinq majeurs et d'un mineur, sans préciser où exactement ce dernier avait été interpellé. Il s'avère désormais que c'était à Paris.
Toujours selon la RTBF, il existerait également de forts soupçons selon lesquels le mineur serait celui qui a tiré le coup de feu mortel qui a coûté la vie à l'inspecteur de police Nordine El Talbi. Mardi soir, le parquet de Bruxelles n'était pas encore joignable pour confirmer ou infirmer ces informations.
Maître Sven Mary, l'avocat de la famille de l'inspecteur de police décédé, estime quant à lui que les informations de la RTBF sont pour le moins prématurées.
Pour Me Mary, cette fuite relève de la stratégie. Selon l'avocat, les suspects "savent désormais que, lorsqu'ils arriveront en Belgique, ils devront déclarer que c'est le mineur qui a tiré". "Dans une affaire où il y a plusieurs auteurs, on déclare généralement que c'est le mineur qui a appuyé sur la gâchette ou qui est responsable. On pense qu'il ne peut pas être sévèrement puni par le juge de la jeunesse", a ajouté le pénaliste.
Mais pour ce dernier, ce ne sera pas forcément le cas, puisque le juge de la jeunesse peut toujours décider de se dessaisir et de renvoyer le mineur vers une juridiction pénale compétente pour les adultes.
19:07
20 octobre 2026
Nordine El Talbi aurait été tué par un mineur, selon la RTBF
L’individu qui a tué un policier la semaine dernière à Jette serait un mineur d’âge, selon les informations de la RTBF.
Le tireur aurait entre 16 et 17 ans et aurait été interpellé à Paris après un mandat international à son encontre.
Le parquet de Bruxelles n'a pas confirmé cette information.
16:38
20 octobre 2026
L'avocat de la victime du carjacking de Tubize demande sa remise en liberté
Me Frank Discepoli, qui défend la victime du carjacking survenu à Tubize le 12 octobre, a demandé mardi la remise en liberté de son client à la chambre du conseil de Bruxelles. Les indices de culpabilité sont "insuffisants" pour garder l'individu en détention, avance l'avocat.
Son client conteste fermement avoir participé au trafic de stupéfiants retrouvés à Jette dans la voiture de location volée, après la mort de l'inspecteur de police Nordine El Talbi, en intervention sur ledit carjacking.
Lorsque la voiture avait été volée, quelques heures plus tôt, à Tubize par "de nombreuses personnes", son client était seul au volant d'un véhicule qui ne contenait pas encore de stupéfiants, a développé Me Frank Discepoli mardi après l'audience à huis clos.
La thèse du ministère public est, par contre, celle d'un deal qui aurait mal tourné, dans lequel la victime du carjacking serait impliquée.
Le carjacking a été filmé par des caméras de surveillance de Tubize, a relevé l'avocat mardi.
Me Frank Discepoli, qui comprend que le dossier soit "important" et que des devoirs d'enquêtes "doivent être menés", a aussi pointé des irrégularités de procédure. Son client est détenu depuis le 13 octobre, soit dès la nuit des faits, et le mandat d'arrêt délivré à son encontre date du 15 octobre, a relevé l'avocat.
15:55
20 octobre 2026
La police espagnole dévoile les images de l’opération visant des suspects du meurtre de Nordine El Talbi
La police espagnole a partagé des images du raid mené contre la planque des suspects dans le meurtre du policier Nordine El Talbi, tué à Jette la semaine dernière.
Le raid a eu lieu à Almería, où trois suspects ont été arrêtés. Ils avaient l'intention de fuir au Maroc.
14:04
20 octobre 2026
M.S. fait appel de la décision de la chambre du conseil
La détention préventive du deuxième suspect, M.S., a été confirmée par la chambre du conseil de Bruxelles pour un mois, indiquait le parquet de Bruxelles mardi. Son avocat, Me Léo Fastenakel, a indiqué dans la foulée avoir déjà fait appel de la décision de la chambre du conseil.
M.S. est l'un des trois frères résidant avenue du Carton de Wiart, à Jette, à avoir été interpellés après les faits. Deux des trois frères ont été relâchés après leur interrogatoire, tandis que M.S. a été placé en détention préventive. Le rôle qu'il aurait joué dans les faits reste flou.
12:22
20 octobre 2026
M.S., l'un des trois frères, reste détenu
La détention préventive du deuxième suspect, M.S., a également été confirmée par la chambre du conseil de Bruxelles pour un mois, indique le parquet de Bruxelles mardi.
M.S. est l'un des trois frères résidant avenue du Carton de Wiart (Jette), interpellés après les faits. Deux des trois frères ont été relâchés après leur interrogatoire, tandis que M.S. a été placé en détention préventive. Le rôle qu'il aurait joué dans les faits reste flou.
12:08
20 octobre 2026
La victime du carjacking sous mandat d'arrêt pour vente de stupéfiants
Le parquet de Bruxelles confirme mardi que la victime du carjacking survenu le 12 octobre à Tubize a été placée sous mandat d'arrêt le 15 octobre. Elle a été mise en examen pour la détention et la vente de stupéfiants, soit une partie de l'ensemble de l'affaire, marquée par le décès par balle de l'inspecteur de police Nordine El Talbi, tué à Jette dans la foulée du carjacking de Tubize.
Deux autres individus (S.E.A. et M.S.) sont passés lundi devant la chambre du conseil. Ils sont, eux, directement concernés par l'enquête sur la mort de Nordine El Talbi. La chambre du conseil de Bruxelles a déjà confirmé la détention préventive du premier d'entre eux pour un mois.
Quatre autres suspects ont été arrêtés, en France et en Espagne, depuis les faits du 12 octobre. La Belgique demande leur transfert, pour les entendre sur la mort de l'inspecteur de police survenues à Jette et sur le carjacking, préalablement commis à Tubize.
Ces six suspects, arrêtés en Belgique et à l'étranger, sont connus pour des faits de trafic de stupéfiants, selon les informations fournies par le parquet.
11:20
20 octobre 2026
La chambre du conseil confirme la détention préventive du suspect S.E.A.
La chambre du conseil de Bruxelles a confirmé mardi la détention préventive d'un premier suspect, S.E.A., placé sous mandat d'arrêt mercredi dans le cadre de l'enquête sur la mort de l'inspecteur de police Nordine El Talbi, abattu par balle à Jette dans la nuit du 12 au 13 octobre, lors d'une intervention sur un carjacking qui avait démarré à Tubize.
S.E.A. restera en détention préventive pendant un mois. Ses avocats peuvent faire appel de cette décision de la chambre du conseil de Bruxelles.
S.E.A., âgé d'une trentaine d'années, clame depuis vendredi son innocence dans ce dossier. Il s'est exprimé publiquement sur la mort de Nordine El Talbi vendredi, lors d'un passage rocambolesque devant le tribunal correctionnel francophone de Bruxelles pour discuter de l'éventuelle révocation de ses conditions probatoires dans deux autres affaires.
Un deuxième suspect, M.S., a également comparu lundi devant la chambre du conseil de Bruxelles. La décision de la chambre, le concernant, n'est pas encore connue.
M.S. est l'un des trois frères résidant avenue du Carton de Wiart (Jette), interpellés après les faits. Deux des trois frères ont été relâchés après leur interrogatoire, tandis que M.S. a été placé en détention préventive. Le rôle qu'il aurait joué dans les faits reste flou.
15:30
16 octobre 2026
L'un des suspects clame son innocence: "Je suis passé de témoin du meurtre à coupable"
L'un des deux suspects dans la mort de l'officier de police Nordine El Talbi a clamé son innocence, vendredi, devant la chambre dédiée aux procédures accélérées du tribunal correctionnel francophone de Bruxelles. Il était entendu pour un autre dossier, mais en a profité pour s'exprimer publiquement sur l'affaire sensible qui a mené à son placement sous mandat d'arrêt mercredi.
"Je suis passé de témoin du meurtre à coupable", a expliqué S.E.A., avec force, au juge correctionnel et, en l'occurrence, au président du tribunal de première instance de Bruxelles, Paul Dhaeyer, qui préside cette chambre.
L'individu se dit innocent et "victime de séquestration". Il a expliqué vendredi avoir été séquestré dans le véhicule suspect, qui a fait le trajet entre Tubize et Jette, où le policier Nordine El Talbi a été abattu par balle.
Le suspect a expliqué qu'il était la seule personne présente sur les lieux du drame, à Jette, avant l'arrivée de la police. Il a dit avoir vu le corps de Nordine El Talbi, "abattu froidement et lâchement".
"J'ai amené les officiers de police sur les lieux des faits"
Il affirme avoir vécu, dans la nuit de lundi à mardi, une scène "choquante". "J'ai couru pour trouver de l'aide", a-t-il encore expliqué, lisant un texte préparé pour cette audience. Il certifie avoir indiqué aux collègues de Nordine El Talbi "où se trouvait le corps". "J'ai amené les officiers de police sur les lieux des faits", a-t-il répété, devant le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, également présent à l'audience.
Les véritables coupables de la mort de Nordine El Talbi se sont "enfuis", a-t-il assuré à l'audience. "Sa vie comme la mienne était en danger", a-t-il ajouté à propos de Nordine El Talbi.
"Je perdais du sang et on m'a laissé comme cela pendant une heure", a encore spécifié S.E.A., parlant de plus en plus fort, face à un juge qui a pris le temps d'écouter son témoignage, qui relève pourtant d'une affaire sous le secret de l'instruction. En tant que suspect, S.E.A. n'est pas lié au secret de l'instruction et était, dès lors, en droit de s'exprimer vendredi à l'audience publique.
L'homme, âgé d'une trentaine d'années, a demandé vendredi que "la Justice prenne ses responsabilités" et "arrête les vrais coupables". Il tenait à profiter de cette audience et de la présence de journalistes pour s'exprimer et se faire entendre sur la mort de Nordine El Talbi, sur l'avant-plan médiatique depuis mardi.
Il a ajouté comprendre que la situation était "très compliquée".
Le trentenaire a exprimé ses condoléances à la famille Nordine El Talbi. "Je souhaite mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Je suis encore sous le choc."
"Une véritable cocotte-minute", selon ses avocats
Depuis son placement sous mandat d'arrêt mercredi, S.E.A. est détenu à la prison de Nivelles, en section terrorisme, ont expliqué ses avocats, Mes Sophia Robillard et Xavier Carrette. "Il est une véritable cocotte-minute. Il est victime et témoin dans l'enquête sur la mort du policier", ont-ils développé.
S.E.A. est arrivé avec le visage tuméfié à l'audience vendredi. Ces coups n'ont pas été donnés par la police, ont ensuite répondu les deux avocats du suspect.
Cet homme est l'un des deux suspects placés sous mandat d'arrêt dans le cadre de l'enquête sur la mort de l'officier de police Nordine El Talbi, tué par balle à Jette dans la nuit de lundi à mardi.
Il était entendu vendredi pour évaluer le respect de conditions probatoires dans une autre affaire. Il avait bénéficié de conditions probatoires pour deux condamnations précédentes (l'une de quatre ans et l'autre de 18 mois) dans des dossiers relatifs à des stupéfiants.
Cette semaine, le parquet a déclenché une procédure inhabituelle en citant S.E.A. devant le tribunal correctionnel et en procédure accélérée, pour demander la révocation de ses conditions probatoires, a vivement critiqué Me Sophia Robillard après l'audience. "On ne révoque jamais des conditions probatoires si rapidement", a-t-elle insisté, ajoutant qu'elle allait défendre fermement son client, sur tous les fronts.
Il passera en chambre du conseil lundi
Finalement, l'analyse des conditions probatoires de S.E.A. a été reportée à mercredi. Ce report était d'abord demandé par le procureur du Roi. La défense de S.E.A. se disait, dans un premier temps, prête à plaider. Elle a finalement accepté la remise de ce débat à mercredi, 09:00.
En parallèle, S.E.A. passera lundi devant la chambre du conseil francophone de Bruxelles dans le cadre de l'enquête sur le décès de Nordine El Talbi.
12:09
16 octobre 2026
"Courageux, intègre, jovial": un hommage émouvant à Nordine El Talbi au Cinquantenaire
"Courageux, intègre, professionnel, investi, jovial, collégial, souriant, respectueux et extraordinairement apprécié." C'est par cette litanie de qualités que Michel Goovaerts, chef de corps de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles (PolBru), a rendu hommage vendredi à Nordine El Talbi, inspecteur principal de police et membre de la Brigade anti-agression (BAA), tué dans la nuit de lundi à mardi lors d'une intervention à Jette.
Plus de 1.000 personnes, principalement des policiers venus de toute la Belgique, se sont rassemblées sous les arcades du Cinquantenaire, à Bruxelles. Dès 09h00, les premiers policiers étaient déjà présents, deux heures avant le début de la cérémonie. Des agents de tous âges, en uniforme ou en civil, des membres des unités spéciales, certains cagoulés, mais aussi de jeunes aspirants et des cadets ont pris place devant le podium.
Sous le portrait de Nordine projeté sur un écran géant, l'assemblée a fait silence pour le début de la cérémonie à 11h00 tandis que le soleil, jusque-là dissimulé derrière les arcades et quelques nuages, s'est joint à l'hommage.
"Cette cérémonie n'aurait jamais dû avoir lieu", a déclaré le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS). "Il aurait dû rentrer chez lui, retrouver les siens." Le chef de corps a évoqué un policier exceptionnel, un véritable "ketje" bruxellois, dont la disparition laissera une trace indélébile. "Il y aura incontestablement un avant et un après Nordine", a-t-il affirmé.
Deux collègues ont ensuite pris la parole, livrant des témoignages particulièrement émouvants. Ils ont raconté leurs années de patrouille, leurs interventions communes et les liens d'amitié noués au fil du temps. L'un d'eux a terminé en larmes à l'issue de son discours. Ils ont tous deux été longuement applaudis.
"James" et "007"
Surnommé "James", Nordine avait tenté à six reprises les épreuves de sélection pour rejoindre la BAA, qu'il a finalement intégrée en 2019, dix ans après son entrée dans la police. Ses collègues le taquinaient en le surnommant "007", alors qu'il insistait sur le fait qu'il n'avait passé les tests que six fois. "C'était principalement une preuve de son courage et de sa détermination", a insisté son collègue de la BAA.
Ils ont surtout salué son professionnalisme, sa rigueur et son engagement sur le terrain. Fin connaisseur de Bruxelles, Nordine savait établir le contact avec les citoyens, inspirer le respect et désamorcer des situations difficiles. Sa générosité et son attention aux personnes démunies ont également été évoquées.
Le ministre fédéral de la Sécurité et de l'Intérieur, Bernard Quintin (MR), a remis à sa famille, à titre posthume, la Croix civique de première classe pour acte de courage, de dévouement et d'humanité. "Nordine El Talbi a payé de sa vie son engagement pour notre communauté", a-t-il déclaré.
Deux typiques véhicules noirs de la BAA portaient symboliquement des plaques "Nordine" et "James". La Musique royale des Guides, orchestre de la Défense, a accompagné la cérémonie. À 11h30, une minute de silence a été observée, suivie d'un film retraçant la vie du policier. La Brabançonne a également retenti avant la clôture de la cérémonie à 11h45, tandis qu'un hélicoptère de la police a survolé les arcades.
Parmi les personnalités présentes, figuraient également le ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR), la ministre bruxelloise Elke Van den Brandt (Groen), le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA), la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V), le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Jan Jambon (N-VA), le président de la Chambre Peter De Roover (N-VA) et président du MR Georges-Louis Bouchez.
La quasi-totalité des bourgmestres bruxellois étaient également présents, des députés bruxellois ainsi que de nombreuses autorités judiciaires, dont le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil. Le Roi s'est fait représenter.
11:12
16 octobre 2026
Des centaines de policiers au Cinquantenaire pour rendre hommage à Nordine El Talbi
Des centaines de policiers affluent vendredi matin au parc du Cinquantenaire, à Bruxelles, pour rendre hommage à leur collègue Nordine El Talbi, tué dans la nuit de lundi à mardi. La cérémonie, qui doit débuter à 11h00, rassemble des représentants des forces de l'ordre venus de toute la Belgique.
Des policiers de nombreuses régions ont fait le déplacement. Les unités spéciales de la police fédérale et les unités spécialisées des zones de police locales sont également représentées. La police a déployé d'importants moyens pour organiser cet hommage d'envergure.
Plusieurs ministres sont attendus - Défense, Justice, Intérieur -, un représentant du cabinet du ministre-président bruxellois Boris Dilliès, ainsi que des bourgmestres et des autorités judiciaires, ont été conviés. Un représentant du Palais royal est également attendu.
"Un moment important pour que les policiers puissent se recueillir"
Philippe Close (PS), bourgmestre de la Ville de Bruxelles, a expliqué, à son arrivée que c'était "un moment important pour que les policiers puissent se recueillir".
Le déroulement de la cérémonie a été minutieusement préparé. Celle-ci doit commencer à 11h00 précises, avec une minute de silence prévue à 11h30, avant de s'achever à 11h45.
Nordine El Talbi, policier de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles (PolBru), a perdu la vie dans la nuit de lundi à mardi. Son décès a suscité une vive émotion au sein des forces de l'ordre.
Dans la nuit de mardi à mercredi, des policiers des six zones bruxelloises et de la police fédérale lui ont rendu un premier hommage en se rassemblant à minuit sur la place Poelaert pour observer une minute de silence en sa mémoire. Les gyrophares bleus des véhicules ont ensuite été allumés en signe de respect et de recueillement.
09:21
16 octobre 2026
Le Parlement bruxellois rend hommage à Nordine El Talbi
Le Parlement bruxellois a rendu hommage vendredi matin, en observant une minute de silence, à Nordine El Talbi, membre de la Brigade anti-agression (BAA) de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles, abattu dans la nuit de lundi à mardi lors d'une intervention à Jette
La séance plénière a été ouverte, une fois n'est pas coutume, à 8h30 pour permettre aux élus qui le souhaitent de se rendre à la cérémonie d'hommage prévue à 11h au Cinquantenaire en l'honneur du policier.
Nordine El Talbi, 41 ans, a été mortellement atteint par balle à la tête dans la nuit de lundi à mardi à Jette, lors d'une opération visant à retrouver un véhicule dérobé au cours d'un carjacking. Membre de la brigade anti-agression (BAA), il avait rejoint la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles en 2009 et cette unité en 2019.
15:53
15 octobre 2026
Plus de 2.000 personnes rassemblées à la mosquée Al-Amal pour les adieux à Nordine El Talbi
Plus de 2.000 personnes - membres de la famille, amis, collègues, connaissances et habitants du quartier - se sont rassemblées jeudi après-midi, vers 13 heures, pour faire leurs adieux à Nordine El Talbi, le policier de 41 ans abattu dans la nuit de lundi à mardi lors d'une intervention à Jette. La prière funéraire a eu lieu à la mosquée Al-Amal, à Anderlecht.
La mosquée était comble. Bien qu'elle puisse accueillir 2.000 fidèles, certains ont dû prier depuis l'extérieur de l'édifice. Par la suite, beaucoup ont exprimé leur reconnaissance envers l'imam, qui a délivré un message de paix.
13:03
14 octobre 2026
Des images de vidéosurveillance montrent les suspects en fuite
HLN a pu consulter des images de vidéosurveillance montrant deux suspects prenant la fuite après le meurtre. Une voiture de police banalisée noire s'est alors lancée à leur poursuite.
Les deux hommes en fuite ne sont visibles que pendant quelques secondes. L'un porte un jean, un pull brun et des baskets blanches. L'autre semble entièrement vêtu de gris, vraisemblablement d'un survêtement à capuche.
À un moment, leurs chemins se séparent. On ignore pour l'instant pourquoi les suspects ont pris des directions différentes. Cela pourrait être lié à la voiture de police qui les poursuivait ou à des événements survenus un peu plus loin dans la rue, hors du champ de la caméra.
La femme en possession de ces images préfère ne pas les diffuser, par souci de sécurité.
10:22
14 octobre 2026
Philippe Close: "On savait que des drames allaient arriver"
Le bourgmestre de la ville de Bruxelles et chef de la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles, Philippe Close, a alerté mercredi sur une "urgence nationale" au lendemain de la mort par balle d'un policier lors d'une intervention à Jette. Il a demandé des moyens supplémentaires pour la police judiciaire fédérale dans la capitale.
Dans un pays où les armes à feu "circulent comme jamais", où les fusillades à Bruxelles et les explosions à Anvers se multiplient, tous les niveaux de pouvoir sont responsables, a indiqué le Bruxellois sur les ondes de La Première.
Il a soutenu la demande du procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, d'obtenir du fédéral dix fonctionnaires administratifs permettant de soulager la police. "Ce n'est pas la mer à boire", a estimé le bourgmestre, ajoutant qu'il avait fait tout ce qu'il pouvait au niveau de la police locale.
"On ne peut pas rester comme ça et ne pas apporter de réponse"
"Je veux bien prendre ma part. Si on me dit que c'est nous qui devons les trouver, que eux (le gouvernement fédéral, NDLR) ne les trouvent pas, qu'ils nous le disent alors. Mais qu'ils agissent. On ne peut pas rester comme ça et ne pas apporter de réponse", a-t-il affirmé.
Pour Philippe Close, le Premier ministre Bart De Wever a la responsabilité de "convoquer tout le monde" pour répondre à l'urgence.
"On savait que des drames allaient arriver"
"On savait que des drames allaient arriver, c'est le cas. Un policier ultra expérimenté est tombé au sol. On ne prend pas conscience du fait que la violence est en train de gangréner la société", a souligné le bourgmestre.
Appelant à prendre le phénomène dans sa globalité, il a pointé un "problème de fouille des conteneurs à Anvers" et souligné la nécessité d'investir dans la prévention et les politiques de santé publique en ce qui concerne la consommation de drogue.
"La drogue est partout"
"La drogue est partout, c'est un phénomène sociétal dont on refuse de parler", a-t-il signalé. "Quelles sont les campagnes pour dire aux jeunes de ne pas se droguer, de ne pas prendre de la cocaïne, de la kétamine, de l'ecstasy?", s'est-il interrogé, relevant que de telles initiatives existent pourtant pour l'alcool et le tabac.
10:19
14 octobre 2026
Un vibrant hommage sur la place Poelaert
Des policiers des six zones bruxelloises et de la police fédérale se sont rassemblés à minuit, dans la nuit de mardi à mercredi, sur la place Poelaert à Bruxelles pour rendre hommage à leur collègue Nordine El Talbi, tué lors d'une intervention à Jette, a indiqué la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles (PolBru).
Des membres de PolBru ont été rejoints par de nombreux collègues des cinq autres zones de la capitale : Bruxelles-Ouest, Bruxelles-Nord, Bruxelles-Midi, Montgomery et Marlow, ainsi que de la police fédérale.
Après avoir honoré sa mémoire en silence, les policiers ont allumé les gyrophares bleus en signe de respect et de recueillement.
"Dans cette épreuve, nous sommes unis dans la tristesse, le recueillement et la camaraderie", souligne PolBru. La zone déplore, derrière l'uniforme, la perte d'un proche, d'un ami, d'un collègue exemplaire et d'un homme qui s'est investi corps et âme dans son travail.
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