Un jour, une carte : élections législatives ce week-end en Russie... et Vladimir Poutine a déjà gagné

Le principal parti de l’opposition réelle au régime de Vladimir Poutine, est le parti Yabloko. Il n’a pas obtenu de sièges à la Douma depuis 2003. Yabloko est ouvertement opposé à la guerre en Ukraine. Il est pro-européen. Cette année, la justice russe lui interdit de participer au scrutin.
Et, parce qu’il a critiqué sur les réseaux sociaux l’offensive en Ukraine et appelé à un cessez-le-feu, le vice-président de Yabloko, a été, lui, condamné à onze ans de prison pour avoir discrédité l’armée russe. Le président de ce seul parti pacifiste a déclaré qu'il resterait dans le pays pour continuer à militer malgré les pressions.
Selon le Centre de recherche sur l'opinion publique, qui siège à Moscou, 18 % des citoyens russes se déclarent prêts à voter pour Yabloko, malgré son invisibilité dans les médias d’état. Ce soutien de la population n’apparaîtra pas dans les résultats électoraux.
Le Kremlin intensifie sa répression contre les voix anti-guerres ou critiques du régime. Les opposants sont accusés d’être des "agents de l'étranger". Ils sont poursuivis, arrêtés, enfermés. Ou alors, contraints à l’exil…
Les partis de l’opposition systémique, ceux qui sont donc proches du Kremlin, tiennent, eux, des propos particulièrement durs sur les véritables opposants. Les élections en Russie ne sont donc pas libres. Et dans les rues de Moscou rares sont ceux qui osent l’affirmer.
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