The Jerusalem PostYashar's Eisenkot to receive mandate to form new government, president announcesDaily MaverickLOCAL ELECTIONS 2026: ANC faces coalition scramble after electoral rout as control of key metros slips awayZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFDeadlineUFC’s Dana White As White House Press Secretary? Trump Says “Please Take The Job!”7sur7La N.1 mondiale Elena Rybakina renonce aux WTA Finals à la veille de son premier matchABC News (Australia)At 94, cowboy Jim O'Connor is an outback poet and legendGuardian SportSão Paulo Formula One Grand Prix qualifying in Brazil – Lando Norris takes pole amid rain delaysSRF NewsBiodiversität und Klimaschutz – Indien kämpft mit künstlichen Korallenriffen gegen Insel-ErosionWirtualna PolskaByły antyterrorysta o masakrze: "Samotnego wilka" trudno wykryćRai NewsSerie A, Roma-Sassuolo 2-0 dopo i primi 45'Collider3 Best 2026 Books To Read Before the Year EndsRadio-CanadaTrump dit avoir offert le poste de porte-parole de la Maison-Blanche au patron de l’UFC
The Daily Newsstand · Free, Always
Saturday, November 7, 2026

L’ancien président du Paraguay fait face à la justice après sa destitution

Translate

L’ancien président du Paraguay a été conduit samedi au bureau du procureur général pour y être interrogé, quelques heures seulement après avoir été destitué par le Congrès à la suite de la faillite d’une grande banque. La Banque centrale a déclaré qu’elle s’efforçait d’indemniser les centaines de milliers de personnes qui se sont retrouvées dans l’impossibilité d’accéder à leurs comptes cette semaine.

Des images prises par un drone de la chaîne paraguayenne Telefuturo ont montré le président destitué, Santiago Peña, arrivant au siège du procureur général à bord d’un VUS noir, escorté par des policiers. Il portait un pantalon bleu marine et une chemise blanche et n’était pas menotté.

Les procureurs paraguayens ont ordonné vendredi l’arrestation de M. Peña et de l’ancien directeur de la Banque centrale, Carlos Carvallo, dans le cadre d’une enquête pénale pour abus de confiance présumé et autres infractions liées à la faillite de la banque Ueno. M. Peña a été transféré vers une base militaire vendredi en fin de journée, alors que des centaines de manifestants s’étaient rassemblés devant son domicile.

Le mandat d’arrêt a été délivré peu après que le Sénat eut destitué M. Peña à l’unanimité. Ce verdict est survenu trois jours seulement après que les autorités de régulation eurent saisi la banque Ueno, bloquant l’accès de près de trois millions de clients à leur épargne et déclenchant une crise politique.

M. Peña a été remplacé par le vice-président Pedro Alliana, qui a commencé samedi à nommer les membres de son nouveau gouvernement. La Banque centrale a indiqué samedi que 1,2 million de clients de la banque Ueno avaient reçu un remboursement partiel ou complet de leurs dépôts assurés, conformément à la législation paraguayenne.

Les législateurs ont accusé M. Peña d’avoir utilisé son influence politique pour détourner des centaines de millions de dollars de fonds publics vers Ueno, tandis que les autorités de régulation fermaient les yeux sur des prêts à des particuliers présentant un risque élevé. M. Peña a nié toute malversation.

La destitution de cet allié du président américain Donald Trump marque la plus grave crise politique que le Paraguay ait connue depuis plus d’une décennie. Ce pays enclavé de six millions d’habitants est revenu à la démocratie en 1989. Depuis lors, il a été principalement gouverné par le Parti Colorado, de tendance conservatrice.

M. Peña a présenté sa démission jeudi, mais le Congrès ne l’a pas acceptée et a poursuivi la procédure de destitution. Les députés de l’opposition ont insisté pour qu’il soit destitué afin de l’empêcher de quitter ses fonctions en bénéficiant de l’immunité.

« Il doit partir, mais pas chez lui. Il doit être incarcéré dans une prison de haute sécurité », a affirmé aux journalistes la sénatrice de l’opposition Yolanda Paredes. « La population en a assez de l’impunité. »

Dans un message diffusé peu avant sa destitution vendredi, M. Peña a exprimé l’espoir que son départ épargnerait au Paraguay de nouveaux préjudices.

« Je ne veux pas que ma présence soit source de divisions ou d’instabilité accrues, a-t-il écrit. Ma responsabilité est de faire passer le pays avant mon sort personnel. »

L’indignation publique s’est intensifiée de jour en jour. Des milliers de manifestants, réclamant l’accès à leurs économies gelées et la mise en cause de la responsabilité d’Ueno pour son échec, se sont heurtés cette semaine à la police, qui a tiré des balles en caoutchouc et utilisé du gaz poivré.

Le plus grand syndicat d’enseignants du Paraguay, qui compte plus de 40 000 membres, prévoit de lancer lundi une grève nationale illimitée pour faire pression en faveur de la protection des fonds de retraite publics.

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.