Conclaves budgétaires : sprint en vue pour les gouvernements au fédéral, en Wallonie et à Bruxelles ?

Du côté wallon, les discussions budgétaires se poursuivent également. Aux dernières nouvelles, elles ne devraient pas aboutir ce week-end, mais se poursuivre la semaine prochaine.
La dette régionale wallonne ne cesse de se creuser. Elle atteint près de 33 milliards d’euros et pourrait passer à 38 milliards d’euros d’ici trois ans, selon la Cour des comptes. Le risque que cette dette ne soit plus soutenable est souligné par le Bureau du Plan.
Cette année, le budget wallon affiche un déficit de 2 milliards d’euros alors que le gouvernement espère atteindre l’équilibre à la fin de la législature en 2029.
Alors, les travaux budgétaires en cours au gouvernement wallon visent à réaliser de nouvelles économies et réduire certaines dépenses.
Parmi les matières que gère la Région wallonne et qui pourraient faire l’objet d’économies, les allocations familiales ont été citées assez fréquemment ces derniers temps. Au nord du pays, le gouvernement flamand vient d’ailleurs de les limiter à 23 ans. En Wallonie, des voix se sont élevées pour s’interroger sur le système wallon d’allocations familiales. Plusieurs pistes de réforme circulent, qu’il s’agisse, par exemple, de limiter les montants ou de ne pas indexer les allocations, par exemple. De manière générale, le ministre de la Santé, Yves Coppieters doit, expliquait Le Soir en début de semaine, trouver 200 millions d’euros d’économies dans les politiques qu’il gère.
Le gouvernement wallon s’inspirera-t-il plus largement des choix faits par le gouvernement flamand? C’est une possibilité. Par exemple, au nord du pays, le prix des titres services sera augmenté de 10 à 12 euros, les subsides aux villes et communes seront limités tandis que les droits d’enregistrement qui étaient passés de 10 à 2% vont remonter à 3%.
En Wallonie, la réforme des droits de succession prévue dans l’accord de gouvernement doit encore être mise en œuvre. Dans le contexte budgétaire actuel, le coût de cette réforme pourrait pousser le gouvernement à adapter le projet.
Le dossier de l’assurance autonomie, rebaptisée "garantie autonomie", pourrait aussi être sur la table du gouvernement.
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