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Monday, October 5, 2026

Déversement d’hydrocarbure à Pointe-aux-Trembles | Deux ans plus tard, Montréal et le gouvernement devant la justice

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Deux ans après une « marée noire » à Pointe-aux-Trembles, le mystère persiste quant à la provenance des centaines de litres d’hydrocarbures qui ont souillé le fleuve Saint-Laurent. En l’absence de coupable, Montréal et le ministère de l’Environnement s’écharpent devant la justice pour savoir qui paiera le nettoyage.

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La Ville de Montréal vient de déposer une procédure devant la Cour supérieure pour faire annuler une facture de 200 000 $ transmise par le ministère de l’Environnement, en plus de lui réclamer 113 000 $ pour acquitter ses propres dépenses d’opération en lien avec le déversement.

Celui-ci a eu lieu les 11 et 25 juillet 2024, possiblement à travers le réseau d’égout pluvial de la Ville de Montréal. Malgré leurs enquêtes, les autorités n’ont jamais réussi à retracer le ou les personnes qui ont laissé couler environ 1000 litres d’huile à moteur dans le fleuve.

Le ministère de l’Environnement du Québec, la garde côtière et la Ville de Montréal étaient tous intervenus pour restreindre la propagation de cette « marée noire », puis pour nettoyer l’eau et le rivage affecté.

Or, le gouvernement provincial s’est ensuite retourné vers la Ville de Montréal pour lui envoyer une facture salée. Montréal ne l’entendait pas de la même oreille.

« Il revenait à l’État québécois d’intervenir dans le lit du fleuve Saint-Laurent afin de confiner, de récupérer et de disposer des contaminants alors constatés », fait valoir la ville dans sa procédure judiciaire déposée la semaine dernière, en plaidant qu’une telle opération de nettoyage n’était pas de la responsabilité de la Ville.

Le document indique que le ministère de l’Environnement a retenu la responsabilité de la Ville de Montréal parce que le déversement aurait été effectué à travers son réseau d’égouts. La Ville réplique qu’il n’existe pas de preuve formelle de cette hypothèse, mais que sa responsabilité ne devrait – de toute façon – pas être retenue, puisqu’elle n’a pas joué de rôle dans le déversement. La réclamation de 200 000 $ envoyée par Québec est dénuée de tout « fondement factuel et juridique », assure la poursuite.

Lundi, les deux organisations n’ont pas voulu commenter le dossier. « La Ville de Montréal ne formulera aucun commentaire compte tenu de la judiciarisation du dossier », a indiqué le relationniste Gonzalo Nunez. « Ce dossier étant judiciarisé, le Ministère n’émettra aucun commentaire additionnel pour ne pas nuire au processus en cours », a fait valoir le porte-parole Frédéric Fournier.

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