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Friday, September 11, 2026

États-Unis: la Californie instaure les premiers garde-fous réglementaires sur l’intelligence artificielle

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Une première aux États-Unis. À rebours des milliards de dollars investis dans l’intelligence artificielle, de la bulle spéculative qui entoure les géants du secteur et des discours de Donald Trump en faveur d’une dérégulation totale pour soutenir les entreprises américaines, la Californie a promulgué, mercredi 9 septembre, deux textes qui instaurent des garde-fous face aux géants de la tech. Ils constituent le premier cadre réglementaire visant les systèmes d’intelligence artificielle dans le pays.

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Avec notre correspondant à Washington, Vincent Souriau

Les parlementaires californiens, très critiques à l’égard de l’intelligence artificielle, avaient adopté une trentaine de textes au total. Le gouverneur démocrate Gavin Newsom n’a pas choisi de tous les promulguer, devant notamment composer avec les dirigeants de la Silicon Valley, installée à San Francisco.

Il en a retenu deux, qui prévoient la création d’organismes de vérification indépendants, sur un modèle comparable à celui qui existe dans l’aéronautique. Ces entités auront le pouvoir de tester et d’auditer les systèmes d’intelligence artificielle.

Surtout, ces organismes ne pourront entretenir aucun lien avec les entreprises d’IA. L’industrie devra ainsi ouvrir ses systèmes à des experts certifiés par l’État de Californie.

Une approche plus modérée qu’en 2024

Cette nouvelle réglementation privilégie donc la transparence, contrairement à l’approche envisagée en 2024. À l’époque, Gavin Newsom avait opposé son veto à une loi qui prévoyait des sanctions extrêmement lourdes contre les développeurs d’intelligence artificielle en cas de dérives de leurs modèles, notamment lors de cyberattaques. Le gouverneur avait estimé que le texte allait trop loin et qu’il ne reposait pas encore sur une base scientifique.

Cette fois, les mesures sont beaucoup plus modérées, ce qui leur vaut le soutien de deux géants de l’intelligence artificielle : Anthropic, qui a créé Claude, et OpenAI, qui a conçu ChatGPT. Les deux entreprises ont salué ces textes d’éthique et réclament même l’adoption d’un cadre national par le Congrès américain.

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