« Fat Bear Week » | Backpack élu l’ours le plus gras d’Alaska

(Los Angeles) Après une semaine de compétition extrêmement serrée, la « Fat Bear Week » a rendu son verdict : Backpack, un mâle de 20 ans, a été sacré ours brun le plus gras d’Alaska de l’année 2026 par les internautes.
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Plus de 2,3 millions de personnes ont participé à ce concours organisé chaque année par le parc national de Katmai, au cours duquel les ours s’affrontent à leur insu dans une série de duels virtuels pour désigner celui qui a mangé le plus de saumons et accumulé le plus de réserves avant l’hibernation.
Backpack s’est imposé mardi d’une très courte tête face à une femelle appelée Dancing Queen : seulement 5000 voix d’écart sur les 200 000 enregistrées pour la finale.
Identifié plus prosaïquement sous le nom de « Ours 89 », il prolonge une certaine tradition familiale puisque sa mère, Holly, a elle-même gagné le concours quelques années auparavant.
Son surnom lui vient d’ailleurs d’elle : les rangers avaient remarqué que celui qui n’était encore qu’un petit ourson avait pris pour habitude de s’accrocher sur le dos de sa mère (backpack signifie « sac à dos » en anglais) quand celle-ci traversait la rivière à la nage.
Boiteux depuis une blessure à la jambe, l’ours a adapté son mode de vie, préférant fainéanter sur les rochers plutôt que de se battre avec ses congénères.
« Contrairement à de nombreux ours mâles adultes, Backpack n’a pas montré beaucoup d’agressivité envers ses compétiteurs », peut-on lire sur sa fiche biographique.
Lancée en 2014 sur le ton de la blague avec quelques milliers de votants, la « Fat Bear Week » est devenue au fil des ans un évènement très attendu.
Le public peut choisir son colosse préféré en observant en direct les candidats via une webcam installée le long d’une rivière du parc. Pour l’aider dans son choix, il peut aussi consulter les biographies des prétendants, accompagnées de photos avant/après illustrant les kilos gagnés au cours d’un été de festin.
L’objectif est de sensibiliser le public aux ours bruns d’Alaska, capables d’ingurgiter jusqu’à 45 kg de saumon par jour, ainsi qu’à leur habitat naturel et aux menaces que les activités humaines font peser sur eux.
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