Journée Découverte Entreprises : L’Institut de Pathologie et de Génétique, au plus profond du corps humain

Vous ou des personnes de votre entourage avec peut-être subi une biopsie ou le prélèvement d’une tumeur, d’un kyste, un nodule, un ganglion, un grain de beauté suspect… Plus grave, l’ablation partielle ou totale d’un organe : un morceau de poumon, un tronçon de colon, une thyroïde, un utérus… Si le prélèvement a été réalisé dans un hôpital du sud du pays, il y a fort à parier qu’il ait été envoyé pour analyse à l’Institut de Pathologie et de Génétique de Gosselies. "C’est bien simple", explique Jean-François Ghidetti, "si vous êtes dans la file à la caisse d’un supermarché, une des onze personnes qui se trouvent devant vous est ou a été concernée par l’Institut, à travers une consultation ou l’analyse d’un prélèvement, dans le courant de l’année".
Au plus profond des cellules
Les résultats des analyses et diagnostiques produits par l’IPG doivent permettre aux médecins d’appliquer aux patients les soins les plus adaptés et les plus précis. Précis comment ? Aussi loin que la science permette aujourd’hui d’aller.
L’observation à l’œil nu, la macroscopie, permet déjà de constater que quelque chose cloche. La nature d’une tumeur sera précisée grâce à l’observation des tissus au microscope, en histologie. Les tissus sont des amas de cellules. Mais que peut apporter l’observation d’une cellule isolée ? C’est en cytologie qu’on l’observe.
Plus petit encore. Si une maladie provient d’une anomalie chromosomique, c’est en cytogénétique qu’on le détectera avec l’analyse des chromosomes présents au cœur des cellules. Une maladie héréditaire, elle, est révélée par l’analyse du composant des chromosomes, l’ADN, dans les laboratoires biomoléculaires.
Des choses complexes rendues compréhensibles
Médecins, scientifiques et technologues de laboratoires de l’IPG ont joué pleinement le jeu de cette Journée Découverte Entreprise. Ils ont rivalisé d’imagination pour rendre accessibles et compréhensibles leurs disciplines respectives en créant des activités et des ateliers ludiques et didactiques. "Moi, on m’a enlevé un morceau de thyroïde", explique une visiteuse. "J’avais un nodule qui s’est avéré bénin. Ici, j’ai compris ce qu’on avait fait de mon morceau de thyroïde et comment on a pu voir que je ne risquais plus rien". Et au terme du dernier atelier, un escape game dans les laboratoires biomoléculaires, chaque participant a pu repartir avec un kit pour extraire son ADN depuis sa salive à la maison !
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