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Monday, November 2, 2026

À Enghien, les mini-entreprises séduisent de plus en plus d’élèves

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Chacun leur tour, les groupes présentent leur projet. Parmi eux, celui de Louana, désignée directrice par ses camarades: "Des bouchons d’oreilles qu’on peut personnaliser avec des bijoux qui permettraient de réduire le bruit dans les concerts ou même pour les révisions". 

À travers leur mini-entreprise, les élèves cherchent à répondre à une problématique rencontrée dans leur quotidien. "Je trouve que les bouchons d’oreilles, c’est moche, ce n’est pas beau, je n’aime pas porter ça. Et donc avec des bijoux, c’est beau et on n’a pas spécialement honte, en plus c’est plus discret qu’un casque antibruit !", nous précise Léa. 

Mais derrière la présentation du produit se cache un travail conséquent. "On va faire une étude de marché sur comment les gens vont s’approprier l’objet mais, avant ça, on désigne les rôles de chacun dans tout le projet pour savoir qui fait quoi pour être efficace", détaille Maria qui va, avec ses camarades, structurer son projet et vérifier qu'il peut réellement trouver son public.

De l’idée au produit : les étapes d’une mini-entreprise

Avant de se lancer dans la production et la vente, les élèves doivent suivre plusieurs étapes.

Tout commence par l’identification d’un besoin. Ils définissent ensuite le produit ou le service qu’ils souhaitent proposer, avant de réaliser des études de marché et de faisabilité. Vient alors la recherche de financements. Pour réunir leur capital de départ, les jeunes entrepreneurs vendent des parts sociales à sept euros l’unité, souvent à des proches. Cet argent leur permet de financer la production de leur produit ou la mise en place de leur service. Une fois cette étape franchie, place à la commercialisation.

Une véritable immersion dans le monde de l’entrepreneuriat, qui attire cette année pas moins de 140 élèves au collège Saint-Augustin d’Enghien. Un succès qui a largement dépassé les attentes d’Astrid Willaerts, l’enseignante qui encadre le projet: "J’espérais avoir 3 groupes, Fred des Jeunes Entreprises en espérait 10, on en a 24. Donc c’est un truc de fou, ça a pris une ampleur de dingue. Et ce qui est super, c’est qu’en fait, on constate dans les différents groupes que les élèves sont mélangés, ils ne restent pas forcément avec ceux de leur classe".

Apprendre autrement, entre amis mais pas que...

Si le projet rencontre un tel succès, c’est aussi parce qu’il permet aux élèves d’apprendre autrement.

Au-delà des notions de gestion et de commerce, les mini-entreprises offrent l’occasion de travailler en équipe, de découvrir de nouvelles personnes et de développer des compétences utiles pour l’avenir. 

"On a vite été convaincus, car ça nous permet d’avoir des bonnes bases pour le futur", nous confie un élève. Une autre étudiante poursuit:  "J’ai envie d’avoir de l’expérience pour plus tard parce que je vais sûrement avoir une entreprise donc c’est utile pour pouvoir diriger et bien s’organiser". 

Tous partagent une même envie : voir leur projet aboutir et, pourquoi pas, se distinguer des autres. Certains nourrissent même des ambitions commerciales bien précises, comme nous confie une élève: "J’aimerais vraiment faire le meilleur bénéfice, avoir un prix, je ne sais pas, un truc, mais ce serait bien. On veut être les meilleurs !".

Des projets scolaires qui peuvent voir grand

Au-delà de l’expérience pédagogique, certaines mini-entreprises parviennent à dépasser le cadre scolaire et à rencontrer un véritable succès commercial. Frédéric Mesmaeker, coordinateur de l’ASBL Les Jeunes Entreprises, cite notamment plusieurs exemples de projets qui ont marqué les esprits: " C’est le projet Petit Héros. Ce sont des bandes dessinées mises sur pied, notamment avec cinq pédagogues, psychologues, etc. Et les jeunes en ont vendu plus de 300. Il y en a d’autres comme une entreprise qui a vendu 150.000 gobelets à Nivelles, il y a quatre ans de cela." 

Des résultats qui montrent que ces initiatives peuvent aller bien au-delà d’un simple exercice scolaire.

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