Tirs à Aubagne : le père du suspect a été placé en garde à vue, plusieurs armes retrouvées au domicile familial !

Le principal du collège Joseph-Lakanal, situé à Aubagne, près de Marseille, a été blessé par balle ce lundi 12 octobre 2026 dans la matinée, rapporte BFMTV. Le chef d’établissement a été touché au bas du corps par un projectile tiré d’un fusil de chasse. Une enseignante âgée de 37 ans a également été blessée.
Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu. Le jeune suspect a été maîtrisé par un responsable de l’établissement avant d’être interpellé.
Matinée d’horreur
Vers 10 heures, un élève de 14 ans, scolarisé en classe de troisième, a ouvert le feu à l’intérieur de l’établissement, blessant le principal et une enseignante. Selon les informations du Parisien, qui cite des sources policières, l’adolescent avait dissimulé un fusil de chasse de calibre 12 dans un étui à guitare pour faire entrer son arme dans le collège.
Les deux victimes ont été touchées au bas du corps. Heureusement, leurs blessures sont légères et leur pronostic vital n’est pas engagé. Une troisième personne aurait également été légèrement éraflée, selon une source policière citée par l’AFP.
C’est finalement le conseiller principal d’éducation (CPE) qui est parvenu à désarmer et à maîtriser l’adolescent, avant de le remettre aux forces de l’ordre, a expliqué le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari.
Selon le préfet, le jeune suspect n’était connu ni pour des faits de délinquance ni pour des faits de radicalisation. Les motivations de son geste restent, à ce stade, inconnues.
L’attaque a provoqué un véritable mouvement de panique parmi les quelque 700 élèves de l’établissement.
« Mon fils m’a appelé en panique, en pleurs », a témoigné une mère de famille sur BFMTV. Son enfant aurait même croisé le tireur. « Mon fils a vu le tireur, qui lui a dit : Circule, je ne vais rien te faire. »
Un autre collégien raconte avoir d’abord cru à des travaux en entendant les détonations. « Après, il y a eu une alarme incendie, je n’ai pas fait le lien. On est sortis, il y a un élève qui nous a dit de courir. » Face au choc subi par les adolescents, une cellule psychologique a été mise en place.
Deux ministres dépêchés sur place
Le ministre français de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a immédiatement dénoncé « un acte inadmissible », estimant qu’il témoignait du « développement d’une violence débridée dans notre société ».
Il a annoncé se rendre sur place avec le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et la ministre déléguée chargée de l’Enseignement, Sabrina Roubache. Selon la préfecture, cette fusillade n’a aucun lien établi avec le mouvement de contestation lycéen, le collège n’étant pas concerné par les blocages.
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