La campagne de vaccination contre la grippe et la COVID-19 débutera le 20 octobre
Les Québécois pourront prendre rendez-vous dès le 13 octobre pour se faire immuniser contre la grippe et la COVID-19 dans le cadre de la campagne automnale. Celle-ci débutera le 20 octobre et, contrairement aux dernières années, la vaccination ne sera plus gratuite pour tous.
Dans moins de deux semaines, la population pourra donc prendre rendez-vous sur Clic Santé. Il sera également possible de le faire auprès des pharmacies, qui seront plus de 1700 à travers la province à offrir gratuitement les vaccins contre l’influenza et la COVID-19 aux personnes admissibles.
Cette année, les doses sans frais sont réservées aux gens âgés de 65 ans et plus ainsi qu’aux résidents des CHSLD, des résidences privées pour aînés (RPA) et autres milieux collectifs comptant de nombreuses personnes vulnérables.
Les immunodéprimés, les personnes atteintes d’une maladie chronique et les femmes enceintes auront aussi droit à la couverture gratuite. Même chose notamment pour les travailleurs de la santé. Quant aux proches aidants, ils pourront bénéficier de doses gratuites, mais seulement contre l’influenza.
Pour les autres, il faudra désormais débourser en pharmacie une trentaine de dollars pour le vaccin contre la grippe et environ 150 $ pour celui contre la COVID-19, selon l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires. Certaines assurances couvriront toutefois ces frais.
Une « mauvaise idée »
La fin de la gratuité universelle pour la grippe, qui avait été révélée par Le Devoir en août, est une « mauvaise idée », estime Nathalie Grandvaux, directrice du laboratoire sur la réponse de l’hôte aux infections virales au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).
En raison de leur condition, certaines personnes immunodéprimées développent une réponse moins efficace à la vaccination, explique-t-elle. « Le seul moyen de les protéger est que les gens autour d’eux soient vaccinés pour limiter la transmission. »
Mme Grandvaux craint également que la fin de la gratuité pour tous ait des répercussions sur le système de santé cet automne et cet hiver. « On le voit, même quand on offre à tous la vaccination, les hôpitaux sont débordés quand les virus recommencent à monter. »
Une grippe qui circule tôt
La grippe semble commencer à circuler plus tôt que l’an dernier, souligne Nathalie Grandvaux. Pour la semaine débutant le 20 septembre, le taux de tests positifs se situait à 1,5 %, contre 0,3 % à pareille date en 2025, selon l’Institut national de santé publique du Québec.
Ce niveau n’a toutefois rien d’anormal lorsqu’on le compare aux années précédant la crise sanitaire, précise-t-elle.
« Depuis qu’on a eu la pandémie, les vagues de grippe ont été un peu chaotiques en termes de début de saison. Là, on n’est pas dans quelque chose d’exceptionnel. Mais c’est sûr que c’est tôt. On aimerait tous que ce soit plus tard », affirme Mme Grandvaux.
À ce stade, il demeure difficile de prévoir l’intensité de la prochaine saison grippale, ajoute-t-elle.
Le virus respiratoire syncytial aussi
L’automne et l’hiver sont également propices à la circulation du virus respiratoire syncytial (VRS). Très contagieux, il peut entraîner des complications graves, surtout chez les bébés et les personnes âgées.
Les gens de 60 ans et plus qui vivent en CHSLD ou en ressource intermédiaire en soutien à l’autonomie des personnes âgées pourront avoir accès au vaccin contre le VRS gratuitement. Les Québécois âgés de 75 ans et plus auront accès gratuitement au vaccin contre le VRS. Ils pourront prendre rendez-vous dès le 13 octobre.
Pour les bébés nés depuis le 1er avril, des plages horaires peuvent déjà être réservées sur Clic Santé pour recevoir un traitement préventif contre le VRS, indique le ministère de la Santé.
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