Parc Dragon Ball en France: «Aucune autorisation» n'a été accordée par les ayants droit

La rumeur, confirmée par la présidente de la région Île-de-France, de la construction d'un parc à thème Dragon Ball dans l'Hexagone allait bon train depuis plusieurs mois. La société détentrice des droits de l'adaptation animée du célèbre manga a pourtant assuré, le 31 août 2026, qu'aucune autorisation n'avait été accordée sur ce sujet.
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Une déception en perspective ? Depuis plusieurs semaines, de nombreux fans français de la mythique licence Dragon Ball se réjouissaient de l'annonce de l'ouverture – à venir – d'un parc d'attractions sur le thème du manga d'Akira Toriyama. Les ayants droit ont pourtant appelé à la retenue.
Voyant que « certains médias ont rapporté "qu'un parc d'attractions Dragon Ball serait en projet en France" », la Toei – la société détentrice de droits de l'adaptation animée de Dragon Ball – a réagi dans un communiqué, lundi 31 août. « Toei Animation Co., Ltd. et les détenteurs des droits n'ont accordé aucune autorisation à ce sujet, et nous n'avons connaissance d'aucun fait de ce type », a déclaré l'entreprise japonaise.
De fait, la confusion semble provenir d'une succession de rapports hâtifs mais aussi de déclarations politiques floues, voire erronées.
Chronologie d'une rumeur
Fin juillet 2026, le site d'information Politico révélait des discussions entre l'Élysée et l'Arabie saoudite « en vue de faire renaître le site de Mirapolis, situé à Courdimanche », dans le Val-d'Oise. Premier grand parc d'attractions français, Mirapolis est aujourd'hui connu pour la gigantesque statue bariolée de Gargantua qui trônait en son centre mais aussi, et surtout, pour son échec financier. Ouvert en 1987, le site met la clé sous la porte au bout de quatre ans seulement, accusant des pertes colossales.
« Selon trois personnes informées des négociations, un parc Dragon Ball [...] est aujourd'hui à l'étude pour prendre place sur le site déserté de Mirapolis », développe Politico. Si l'idée est avancée, elle n'est pour autant en rien affirmée. Dans les jours suivants, les journaux s'en sont tenus au conditionnel, à l'image du Parisien selon lequel « le complexe au nord de Paris devrait néanmoins reprendre le projet d'un parc inspiré du célèbre manga Dragon Ball ».
L'annonce officielle tombe moins d'un mois plus tard. Sur son compte X, le 24 août, le président français Emmanuel Macron assure la construction future de « trois parcs à thème » à « Cergy-Pontoise ». Le chef de l'État promet un chantier d'une ampleur « jamais vue depuis Disneyland Paris ». Pour autant, il ne mentionne jamais explicitement Dragon Ball, mais rappelle toutefois son « intérêt pour les mangas ».
La rumeur enfle peu après lorsqu'une conseillère du président confie à l'Agence France Presse que le projet des parcs d'attractions « est né d'une discussion entre [Emmanuel Macron] et le prince héritier [de l'Arabie saoudite] en décembre 2024 » à Riyad. Les deux hommes auraient alors découvert leur « passion commune » pour les mangas « et notamment Dragon Ball Z ». Qui plus est, depuis 2024, la monarchie saoudienne prévoit, de son côté, l'installation de son propre parc sur le thème du manga, au sein de la ville de Qiddiya, vaste complexe consacré au divertissement annoncé en 2018. Contrairement au cas français, le site saoudien bénéficie bien de l'aval de la Toei.
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Mais dans le même temps, le 24 août, Valérie Pécresse, la présidente de la région francilienne, publie une vidéo sur son compte TikTok. « Vous ne rêvez pas, Dragon Ball arrive en Île-de-France. Son Goku [le héros du manga, NDLR] aura son parc ! », affirme l'élue. Le lendemain, Le Monde se montre pourtant méfiant. Selon des informations obtenues par le quotidien, un « élément essentiel » manque encore pour mener le projet à bien : « l'autorisation d'utiliser les personnages et la marque Dragon Ball ». Une semaine plus tard, les propos de Valérie Pécresse sont néanmoins relayés dans un communiqué sur le site de la région Île-de-France.
Seulement, il n'en est rien. De toute évidence, Le Monde avait vu juste. La Toei a bel et bien précisé ne pas avoir connaissance de l'octroi d'une quelconque autorisation pour la construction d'un tel parc en France. Le droit d'auteur protège durablement les créateurs de contenu au Japon et le cas de Dragon Ball, dont la propriété est répartie entre plusieurs entités différentes, invite à de longues négociations pour aboutir à un accord. Si tant est que le projet annoncé par Emmanuel Macron comptait effectivement un parc sur le thème du manga, les démarches pour y aboutir pourraient ainsi avoir été entachées par ces maladresses de communication.
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