La revue de presse : le "French drama" de la dette menace-t-il la Belgique ?


"Attention Belgique : La France donne une leçon d’économie."
"La situation financière de la Belgique n’est pas si différente de celle de la France" écrit De Standaard. Manière de dire, observons ce que décide la France, cela pourrait nous éclairer sur les décisions à prendre.
"Si Lecornu ne parvient pas à convaincre les investisseurs qu’il remet de l’ordre dans les finances, ceux-ci exigeront une rémunération de plus en plus élevée pour prêter leur argent. Une crise pourrait éclairer, difficile à maîtriser".
Aucune augmentation dans le service public (sauf la défense.) Effectif réduit pour l'État. Pas d’indexation dans le secteur public. Réduction d’index pour les retraites.
Et maximum 2% d’augmentation pour la Santé. Bref, le genre d’économie qu’on préfère voir chez les voisins que chez nous.

"Le drame de l’endettement français ne s’arrêtera pas à la frontière".
Il ne faudrait pas que Paris entraîne Bruxelles dans sa chute, alerte en somme De Tijd, qui observe les chiffres : taux d’intérêt français à 10 ans ? Presque 5%.
L’écart de taux avec l’Allemagne ? Plus de 140 points de base.
Soit un plus haut depuis la crise de l’euro, 2012.
C’est assez sombre. Comprenons : les États sont endettés. Pour se financer, ils doivent emprunter. De la "nouvelle" dette inonde le marché, qu’il faut financer à coups de taux d’intérêt élevé. Bref, ajoute l’éditorialiste, "si dans ce contexte, les autorités donnent l’impression d’une incapacité politique, les investisseurs "apprécieront", ou pas"… Les investisseurs veulent l’assurance que notre voisin maîtrise sa dette quand l’électeur français, au contraire, se dirige vers des partis qui se fixent d’autres priorités.
Nous partageons certaines vulnérabilités de la France. Pas toute. Nous avons encore notre destin en main, une bonne raison de ne pas manquer l’occasion de mettre de l’ordre dans nos affaires.

"Ce signal d’alerte sur les marchés que nous envoie la France".
La France est en première ligne ? Prudence, la Belgique est pile derrière.
"Notre endettement ne s’avère pas moins encombrant, de même que la difficulté de notre gouvernement à réduire notre déficit budgétaire. Pas plus tard qu’il y a deux semaines, la banque américaine Morgan Stanley conseillait à ses clients de parier à la baisse sur la dette de notre pays, évoquant précisément ces raisons qui en font un élève tout aussi peu discipliné". Et sans doute l’élément le plus préoccupant de cette analyse réside-t-il dans "la difficulté de nos gouvernements" à discipliner nos comptes.
Peut-être n’était ce pas la bonne semaine pour tenter de s’attaquer au survol de Bruxelles. Dossier complexe, politique, communautaire, technique impliquant autant des questions de sécurité que de nature. L’Europe y réclame de nos autorités une approche équilibrée entre le développement économique et les nuisances des riverains.
L’équilibre, n’est-ce pas précisément ce que chacun recherche en ce moment ?
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